Ibid., I, ai
l\. V. Zachariae, p. a.'jf).
r/AOMII\rSTRATION IM'KRIEIIRE 87
priétaires, la sécurité et la prospérité. Il semble que les empereurs isauriens atteignirent leur but et que pendant plusieurs générations la situation matérielle et morale des populations agricoles se trouva considérablement améliorée.
Dans la suite, elle périclita de nouveau lorsque les lois des empereurs iconoclastes eurent cessé d'être appliquées. Le code élaboré par Basile 1°'' et publié par son successeur Léon, les Basi- /i{jiies\ remet en vigueur les principales dispositions de la loi justinienne et nous savons qu'à l'arrivée des croisés la féodalité était tout aussi fortement organisée dans les territoires soumis h Byzance que dans l'Occident.
Le Cor/e nauiirjiie^ établit également des dispositions nouvelles dans le droit maritime. Elle crée des sortes de compagnies oii les profits et les pertes sont répartis entre plusieurs armateurs.
Le code civil de VEcloga contient, principalement pour le droit familial et les questions de mariage et de succession, des dispositions plus liumaines et plus libérales que celles du code de Justinien.
Il ne reconnaît pas d'autre union entre l'homme et la femme que le mariage^, et il n'accorde aucun droit, contrairement à la loi romaine, aux enfants issus d'unions illégitimes. On sait combien le divorce était facilité par la loi romaine, au point de n'être plus qu'une simple formalité. L'Zic^oija, conformément à la morale chrétienne, donne au mariage un caractère sacré et réduit h quatre les cas de divorce*. Le mariage est une union complète entre l'homme et la femme, (jui comporte l'égalité de droits et de dignité, la communauté des biens, et c'est en cela que VEcloga s'éloigne le plus du code romain. Le dogme de l'autorité paternelle fait place à une conception nouvelle qui donne à la mère des droits sur les enfants égaux à ceux du père". La loi justinienne ne rend nécessaire, pour la conclusion d'un mariage, que le consentement du père ; VEcloga décide que les autres parents devront être consultés aussi''. Les biens des enfants décé-