‹ Études d'histoire byzantineChapitre 93 sur 178 · c/.,II, I · texte numérisé non relu

c/.,II, I

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trent que Léon et Constantin n'ont pas eu seulement pour but de fortifier l'administration, mais bien d'introduire dans la législation des idées chrétiennes de justice et d'humanité et de relever ainsi le niveau moral et intellectuel de la population. On est étonné, comme dit Paparrigopoulo, d'y trouver des idées libérales et toutes modernes'. De même, comme nous essaierons de le montrer, les empereurs tenteront, par la réforme des images, de purifier et de splritualiser la religion du peuple.

Constantin V a tout d'abord continué, dans l'organisation des thèmes, l'œuvre de Léon. Celui-ci avait pu reconnaître, par l'expérience qu'il avait faite lui-même, que le thème Anatolique tenait une place beaucoup trop considérable dans l'Etal. Le gouverneur de cette immense province disposait d'une armée tellement forte que sa moindre tentative d'insubordination mettait l'empire en péril. Léon en avait détaché toute la partie occidentale pour loriuer le thème Thracésien.

L'insurrection d'Artavasde démontra de même à Constantin que l'étendue du thème d'Opsikion, le nombre des soldats qu'il fournissait, donnaient au stratège ou comte de cette province une puissance dangereuse. C'est pourquoi il sectionna ce thème et de toute sa partie orientale forma le thème nouveau des Bucellaires avec Angora pour capitale. Le premier stratège des Bucellaires est mentionné en 766 seulement"; mais la création de cette nouvelle division administrative doit être postérieure de peu à l'insurrection d'Artavasde. Quant au thème Optimale, formé de la région Chalcédoine et d'un triangle compris entre le thème Bucellaire elle thème d'Opsikion, Gelzer en attribueégalementlacréation à Constantin V. Mais le fait n'est nullement certain. Le thème Optimale n'est pas mentionné dans la liste que nous donne Théophane des divisions de l'Asie en 778^ Il apparaît pour la première fois au milieu du ix° siècle, dans la géographie aralie de Mouslim al Djaiini '.

Constantin veilla aussi à ce que l'autorité du pouvoir central

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