Théoph , \\l. 6270, p. 45i
8. Théoph., .\M. ():!84. p. 468. On peut ajouter à ces noms ceux d'Anloniiis, domestique dos scholes, et de Pierre te magisler. \cs deux princijjaux auxiliaires de Constantin dans sa lutte contre les moines de Bjzance (Théoph., AM. 6259, p. 442). Le magister Pierre complote aussi contre Irène, en 790 (Théoph., .\M. 6282). En outre la l l'e d'Elienne nous donne les noms de quelques-uns des hauts dignitaires ennemis des images : le patrice Calliste, « homme très distingué et éloquent » (p. 1122 et sqq, p. ii4o); le patrice Anthes, vicaire de l'empire, qui gouverne en l'absence de Constantin (p. 1 1 2S) ; Auliculame, directeur de l'administration des finances à Nicomédie (p. 11 28); Comboconon, maître des bureaux (p. ii4o et sqq) ; Théophane Lardotyre, préfet de Crète (p. n64).
r. ADMINISTRATION INTÉKIF.URE QI
moines, l'empereur l'en remercie par lettres; et les autres stratèges, dit Théophaue, s'empressèrent alors de l'imiter'. Il semble c[ue c'ait été lit de leur part un acte de zèle par lequel ils témoignaient de leur dévouement ;i rempeieur, mais auquel ils n'étaient pas obligés.
Cependant un grand pas avait été fait dans la voie de la centralisation. Constantin confie encore aux stratèges des provinces la défense de leurs frontières respectives". Mais dans les cas graves, il leur ordonne lui-même, par lettres, les mouvements d'ensemble qu'ils doivent opérer'. Et il emploie pour les guerres de Bulgarie des troupes recrutées dans toutes les provinces de l'empire, créant ainsi une armée vraiment nationale. Dans l'énumération des troupes qui partent pour la Bulgarie, il n'est jamais question du thème arméniaque par exemple, ou du thème anatolique, mais de contingents choisis dans tous les thèmes de l'empire. Constantin envoie à vVnchialos des navires chargés de troupes n choisies dans tous les thèmes ' ».
Et, ce qui est plus caractéristique encore, il confie la garde des forteresses de la frontière bulgare non pas aux troupes d(> Thrace ou de Macédoine, mais à des soldats choisis également dans l'ensemble des thèmes''. Constantin cherchait évidemment il fusionner les éléments très divers dont se composait l'armée byzantine; il voulait tuer le patriotisme local si développé chez les soldats de certaines provinces ; il voulait les habituer à se considérer comme les soldats de l'empire plutôt que comme les soldats de l'Arménie ou de la Cappadoce ; l'obéissance ;i l'empereur se substituerait au dévouement souvent funeste qui les attachait au comte ou au patrice de leur pays natal.
C'est grâce sans doute ;i rexccllence de l'organisation militaire que Constantin a pu défendre l'empire avec une armée ([ui ne paraît pas avoir été très nombreuse. V]n ellel, le premier soin de Léon Chazare '» son avènement fut d'augmenter le nombre des troupes, il un moment oii cependant l'empire n'était menacé nulle part, et de faire partout de nouvelles levées*.
Constantin a apporté une grande attention aux questions de