‹ Études d'histoire de la philosophieChapitre 31 sur 44 · JACOB BOEHME · texte numérisé non relu

JACOB BOEHME

parler le langage dii dkble ; car c'est dire que la lumiere eternelle a jailli des t^nebres, et que Dieu a eu un commencement. Pourtant je suis obligfi d'employer ce terme de naissance de Dieu : aulrement tu ne pourrais[me comprendre.Eltres bornes, nous ne parlons qu'en morcelant les choses, en brisant Tunite du tout. 11 p'y a en Dieu ni alpha ni omega, ni naissance ni d6veloppement. Mais je suis oblig6 de ranger les choses Tune apr^s Tautre. C'est au lecteur a ne point me lire avec les yeux de la chair.

La nature eternelle s'engendre elle-m6me sans commencement. Comment se fait cette generation ?

Boehme se pose ici le probleme classique de Vas^ite, Mais tandis que par ce terme les scolastiques entendent une simple propriet6 de Tfetre parfait et une propriet6 surtout negative, BoDhme veut que cette expression 6trange : « Dieu cause de soi » prenne un sens precis, concret et positif. Sonder le mystere qu'elle renferme est pour lui la question premiere et capitale, dont la solution 6clairera toutes les autres. Et il ne croit pas devoir s'arr6ter dans ses recherches tant qu'il n'aura pas reconstruit par la pensee la suite logique des opS* rations au moyen desquelles Dieu s'eleve du neant a la pleine existence.

Qu'y avait-il done au commencement, et de quel germe Dieu s'est-il engendre ?

Au commencement 6tait Tfetre qui ne [suppose rien avant lui, en qui, par consequent, rien n'est essence,

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nature, forme finie et determin6e : car tout ce qui existe comme chose d^termin^e exige une cause etune raison. Nous ne pouvons, quant a nous, concevoir cet 6tre que comme le rien ^ternel, Tinfini, Tablme, le mystfere. Boehme se sert du mot Ungrund pour designer cette source premiere des choses, voulant dire par la qu'audessous de Dieu il n'y a rien qui lui serve de base, et aussi que dans le premier 6tre le fondement ou la raison des choses n'est pas encore manifesto. L'infini primordial n'estainsi, enlui-mfeme, rien que silence, repos sans commencement ni fin, paix, eternite, unite et identite absolues. En lui nul but, nul lieu, nul mouvement pour chercher et trouver. II est exempt de la souffrance, compagne du desir et de la qualite. II n'est ni lumiere ni tenfebres. II est, pour lui-mfeme, mystere imp6netrable.

Telle est la condition initiale de la divinite. En est-ce aussi Tachevement ? Si Ton dit oui, on r6duit Dieu a n'^tre qu'une propri6te abstraite, d6nu6e de force, d'intelligence et de science ; et on le rend incapable de cr6er le monde, oil se rencontrent ces perfections dont il est privS. Mais il est impossible que Dieu soit ainsi un 6tre inerte, habitant par dela les cieux. Le Pere est toutpuissant, tout-connaissant ; il est la douceur, Tamour, la mis6ricorde, la beatitude elle-m6me. Et le monde tient de lui toutes les perfections qui s'y rencontrent. Comment done se fera le passage du Dieu neant au Dieu personne et createur ?

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G'est ici le point capital du systeme de Boehme. La solution que notre theosophe a donn^e du probleme de la generation 6tcrnelle est son oeuvre propre, et ouvre une voie nouvelle ou marcheront de nombreux philosophes.

Sans doute les anciens mystiques s'etaient deja engages dans cet ordre de recherches. Eckhart se demandait comment la divinite purement potentielle, immobile et inactive, qui est le premier 6tre, devient le Dieu vivant et personnel, qui seul est le vrai Dieu. Et il expliquait le passage de Tune k Tautre par le r6le de rimage ou id^e de Dieu, laquelle ^manait spontanement de la puissance primordiale, comme de chacune de nos tendances sort une idee qui Tobjective et la manifeste. En se contemplant dans son image, la substance absolue prenait conscience d'elle-mfeme et se posait comme personne.

Boehme s'inspire de cette doctrine, mais il fait autre chose que la reprendre et la continuer. Avec ce sens de Texistence concrete, de la vie et de la nature qui le caracl6rise, il ne pent se contenter du Dieu encore abstrait des anciens mystiques. Eckhart avait a peu pres explique comment Dieu prend conscience de lui-mfeme. Mais la conscience de soi n'est que Tombre de I'exislence. Pour que Dieu soit vraiment personne et que pour la nature trouve en lui les elements d'une existence positive, il faut que la generation divine soit autre que ne Tenseigne Eckhart.

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BoBhme part de ce principe, que Dieu, qui est myst^re, veut se reveler dans la plenitude deson 6tre, c'esta-dire se manifester comme personne vivante et capable de creer. En tant qu'il poursuit la revelation de luimfeme, Dieu veut et pose toutes les conditions de cette revelation. Or il y a, selon Boehme, une loi supreme qui r6git les choses divines comme les choses humaines : c'estque toute revelation exige une opposition. Comma la lumifere n'est visible que reflechie par un corps obscur, ainsi une chose quelconque»ne se pose qu'en s'opposant a son conlraire. Ce qui ne rencontre pas d'obstacle va toujours devant soi et jamais ne rentre en soi, jamais n'existe manifestement, pour soi ni pour autrui. EtTon pent, dans la relation du principe donn6 avec son contraire, distinguer deux moments. La simple presence du principe negatif en face du principe positif ne manifeste celui-ci que comme puissance ou possibility. Si Ton veut que cette puissance devienne reality, il faut qu'elle agisse sur le principe negatif, qu'elle le discipline et en fasse son instrument et son expression. Cette loi d'opposition et de conciliation gouverne la genfese divine. Si Tesprit divin doit se reveler, il ne restera pas en soi, mais il suscitera son contraire. Ce n'est pas tout : agissant ensuite sur ce contraire, il se Tassimilera et le spiritualisera. Boehme va done engager Dieu dans une serie d*oppositions. A mesure que se produiront les contradictions et les conciliations, k mesure se realisera la personnalite divine. Et quant a Tessence contraire ou

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nature sur laquelle Dieu s'appuiera pour se personnifier, elle constituera, en Dieu mfeme, le fondement eternel de notre nature cr6ee.

Telles soat les idees qui dominent le systeme de Boehme et lui impriment son caractfere propre. Eiles ont leur centre dans un principe que Ton pent formuler en ces termes : Tfetre se pose comme puissance en s'opposant, el comme r^alite en se conciliant ce qui lui est oppos6. Mais ces idees g6nerales sont moins formulees k une place speciale qu'elles ne sont mises en oeuvre dans le developpement du systeme.

Au commencement etait le rien. Ce rien n'est pas Tabsoluneant. Tout au contraire, c'estTfetre mfeme, c'est le Bien eternel, Teternelle douceur et Teternel amour ; mais c'est Tfetre en soi, c'est-a-dire non manifeste. Dans ce rien reside ainsi une opposition interne. II n'estrien, etil est tout ; il est Tindifference, et il est Texcellence. C'est pourquoi ce rien doit nous apparattre comme instable et vivant. II va se mouvoir pour se concilier avec Iui-m6me.

Le premier effet de Topposition que nous venous de remarquer est la scission de rinfini primordial en deux contraires : le desir (Siicht) et la volonte [Wilie). Le rien est desir, car il est mystere, et le mystere tend a se manifester : le rien est le d^sir de devenir quelque chose. Mais Tobjet ou il tend n'est pas indetermine : c'est la manifestation et la possession de soi-m6me. Ainsi,

desir par un c6te, I'infini est, par un autre, ce qu'on nomme volont^. Le desir inconscient et inassouvi engendre la volonte, mais la volonle a laquelle appartiennent la connaissance et rentendement, regie et fixe le d6sir. A Tun le mouvement et la vie, a Tautre Tindependance et le commandement. La volonte est plus grande que la puissance dont elle est n6e. Cette dualite est Torigine de toutes les oppositions que susciterale progr^s de la revelation divine. La volonte est le germe de la personnaiite divine et le fondement de toute personnalite ; le desir, essence et corps de la volonte, estlegerrae de la nature eternelle et le fondement de la nature sensible.

Ainsi, gr&ce a la presence du desir, qui fait contrasle avec elle, la volonte se manifeste. Mais le oui et le non ne sont pas deux choses en dehors Tune de Tautre. C'est une seule et oi^me chose, laquelle ne s'est divis6e que pour permettre au oui de se reveler. C'est pourquoi la separation, k son tour, est un^tat instable. Le oui, qui dans cette separation est, en lui-mfeme, depourvu d'essence et tenu comme un rien, fait effort pour se rendre concret en absorbant le non et en reconstituant Tunite a son profit. Aux deux termes opposes, desir et volonte, se superpose ainsi un troisieme terme, qui est Tid^e d'une conciliation du premier avec le second. La production de ce troisifeme terme est Toeuvre de Timagination. Cette faculty est, d'une maniere g^nerale, le desir s'appliquant a une image et tendant a Tabsorber, comme la

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faim absorbe raliment, pour la produire ensuite au dehors, transformee en r6alite vivante par I'action du sujet lui-m6me. Or la voIont6 qui est esprit, et dont Tobjet est la revelation de soi-m6me, s'unit au desir pour imaginer cette revelation el devenir, par lamfeme, capable de la realiser. L'imagination fait de la volonte une magicienne. Ce que veui la volonte se determine dans Teffort m6me qu'elle fait pour se le repr6senter. Elle veut se trouver et se saisir : par consequent, elle veut former en soi un miroir d'elle-mfime ; et comme le desir est la matiere sur laquelle elle travaille, elle veut que le d6sir infini, en se fixant sur le Bien, devienne ce miroir.

Voici done la t^che qui s'offre mainienant a Dieu ou a la volonte : regler le d6sir selon la loi du Bien, et, par 1&, former un objet qui soit un miroir de la volonte, et ou elle puisse se contempler et se reconnaitre. En accomplissanl cette tdche, la volonte divine va sortir du n6ant ei conquerir la realite.

Dieu veut se manifester, se former un miroir de luimfeme. line pent y parvenir que par une triple action. II faut d'abord qu'il se pose comme volonte indeterminee, capable de vouloir le bien ou le mal. Mais une telle volonte n'est ni bonne ni mauvaise. Dieu doit sortir de cette indifference. II en sort en engendrant en soi le Bien unique et eternel,. ou la volonte determinee. Ce bien, qui est Dieu, n'est pas un objet ou une chose, c'est encore la volonte, mais c'est la volonte ferme et infail-

lible. Avec la generation de cette volonte un commencement s'est pose dans Finfini, un fond s*est form6 dans I'abime, et une raison des choses s'est superpos6e au mystere 6ternel. Cependant la volonte premifere ne s'est pas epuis^e dans la generation de la volonte determin^e. EUe conserve son infinie Kcondite. Aussi du concours de la volonte infinie et de la volonte determin^e natt une troisi^me volonte, a savoir la volonte sortant d'ellem6me pour produire un objel. Et Tobjet qui est le resultat de cette triple action n'est autre que le miroir de la volont6 mfeme, la sagesse eternelle. Cette sagesse n'est pas Dieu : elle n'en est que Timage. Mais grtce h elle, Dieu desormais se revele k lui-m6me :.il se voit comme une volont6 a la fois triple et une. On pent caract6riser par les noms de volonte proprement dite, de raison et de force ces trois moments de Tactivit^ divine. On pent aussi les nommer Pfere, Fils et Esprit. Ce ne sont pas \k trois dieux, parce que cliacun des trois est un etre spirituel et que la separation des substances n'existe que dans le monde materiel. Ce ne sont pas m6me trois personnes. Car la volonte en face de son image ou idee n'est que connaissance et conscience d'ellem^me : elle n'exerce pas encore cet empire sur un 6trechose, qui est la condition de la personnalit^. Dieu, a vrai dire, n'est personne que dans le Christ. II n'y a autre chose dans la generation que nous avons consider6e qu'une triple action de la volonte une.

Quant a la sagesse eternelle dont la production est le-

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resultat de cette action, et ou se voit et se trouve laTrinite agissante, elle n'est pas une quatrifeme volont6 : mais elle est situee en face de la Trinity comme sa representation ou son objet. Elle est cette conciliation du desir avec la volont6, que celle-ci s'elait propose d'accomplir. Comme tout miroir, elle est passive et n'engendre point. Elle est la vierge eternelle. En elle sont toutes les perfections divines, mais comme id6es et paradigmes, non comme forces et 6tres vivants. Car ces perfections sont objets de volont^, non yolont^s ellesm6mes ; et sans la volonte, sur laquelle elle se fonde, la vie ne saurait exister. La vie et la f(5condite n'appartiennent pas aux idees ou g^n^ralit^s, mais aux personnes seulement, en tant qu'elles agissent d'aprSs les id^es.

Telle est la gen^se divine qui suit de Tapparition du desir et de la volonte au sein de Tinfini primordial. Dieu, certes, est dej^ loin du neant. II se connatt comme volonte et comme volonte bonne. Mais est-il le Dieu pfere , tout-puissant et tout-connaissant, amour etmisericorde, lumi^re et joie, que nous pressentons et que nous cherchons?

Ce Dieu, si Ton y prend garde, ne realise point encore la personnalite. II se connait, il est Fintelligence. Mais rintelligence, comme nous le voyons en nous, n'est pas quelque chose de concret et de saisissable. Ce n'est pas une essence, mais la puissance ou le germe d'une essence. LeDieudont Taction tout interieure n'a d'autre

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objet que lui-m6me est encore un Dieu cache, incomplfetement r^vele. C'est Dieu en tant que possible, c'est rid^al divin. Pour que cet ideal se realise et que Dieu soil la personne vivante, il faut que la volonte continue ToDuvre de generation 6ternelle qui n'est encore que commencee. II faut a Dieu une seconde naissance.

C'est ici surtout que la loi des contraires va trouver son application. Considerons toutes les choses de ce monde qui existent veritable men I ; elles sont faites du oui et du non : « In Ja iind Nein bestehen alle Dinge, » Le jour ne serait pas sans la nuit, ni la nuit sans le jour, le froid est la condition de la chaleur et la chaleur du froid. Supprimez Topposition et la lutte, et tout va rentrer dans le silence et rimmobilite, tout va retourner au neant. L'un en tant qu'un n'a rien qu'il puisse vouloir. Pour qu'il veuiile et qu'il vive, il faut qu'il se dedoublc. De m6me runit(§ ne pent se sentir, mais dans la dualite la sensation est possible. II faut done, pour qu'un 6tre soit pose comme r6el, qu'il soit oppose a son contraire ; et le degre de Fopposition mesure le degr6 de la realisation.

Or, dans le d^veloppement de Tactivite divine que nous avons considere, Dieu n'a pas ete oppose a quelque chose qu'on puisse a bon droit appeler son contraire. La puissance d'objectivation en presence de laquelle il s'est trouv«5 et qu'il a deterrain^e de maniere a en former sa fidele image ne differait de lui que comme Tidee diff^re de Tintelligence. Rien, dans ce principe passif, qui

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fasse obstacle a Taction divine : un rairoir reflechit sans resistance les rayons qui viennent le frapper. Dans cette opposition tout id6ale, Dieu ne pouvait acquerir qu'une existence id^ale. Pour qu'il prenne corps comme personne, il faut qu'il soit engage dans une lutte avec un contraire veritable, c'est-a-dire avec une puissance positive et active, dont Taction soit oppos^e a la sienne. II faut done que Dieu suscite un tel contraire, qu'il entre en rapport avec lui, lui tienne t6te, et finalement le discipline et le p^netre : ainsi seulement s'ach^vera Toeuvre de la generation divine. Comment va s'operer ce nouveau developpement ?

La volonte qui s'est realisee dans Tevolution a laquelle nous avons assists, et qu'on pent appeler la raison, est encore un pur esprit, un infini, un mystere. Mais le myst^re, tant qu'il subsiste, appelle la revelation qui seule le determine comme mystere. Mystere et rev6lation, comme tous les contraires, se supposent mutuellement. La volonte ne saurait done rester la puissance obscure et tenebreuse qu'elle est encore [Finsterniss), Au sein de sa nuit s'allume un desir nouveau, celui d'exister d'une maniere reelle et concrete, c'est-a-dire corporelle. Mais ce n'est pas par elle-mfeme que la nuit s'embrase et devient feu, que la raison immobile se change en desir de vivre. Le terme ou tend la volonl6 divine est la realisation de la personnalite ou forme excellente de la vie. Au fond de la raison il y avait done la lumiere aussi bien que les tenebres, Taurore de la vie parfaite

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aussi bien que le desir obscur de la vie en general ; et c'est au contact de la lumi^re naissante que Tobscur s'est allumd et est devenu le feu. Le desir de vivre est, au fond, la volont6 de bien vivre. Le Dieu possible se d6double ainsi en d^sir de la vie en general, et en volonte de r^aliser la vie parfaite. Ge ne sont plus la deux entit^s abstraites et ideales, mais deux forces, positives et vivantes Tune comme I'autre. Et ces forces se presentent tout d'abord comme deux Energies ri vales, prates k entrer en lutte Tune centre Taulre. Car Tamour de la vie, livr6 a Iui-m6me, pousse T^tre a exister de toutes les manieres possibles : il ne fait nuUe difference entre le bien et le mal, entre le beau et le laid, entre le divin et le diabolique. Au contraire, la volonte de bien vivre et d'etre une personne commande un choix parmi les formes possibles de la vie, et exclut celles qui ne sont pas conformes k rid^al. Le d6doublement du rien eternel en passivity et activite, desir et volonte, n'avaitproduit que Topposition toute logique d'un sujet et d'un objet. Le dedoublement de la volonte en volonte negative et en volonte affirmative, en feu et en lumiere, en force et en amour a pour resultal une opposition reelle et un commencement de guerre intestine au sein de la divinite. Des deux puissances rivales la premiere, la force ou la vie en g^n^ral, est le principe et la mere; la seconde, Tamour ou la lumiere, est la loi et la fin. L*une est le fonds de la nature reelle, Tautre le fonds de la personnalite divine.

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