XIII. - MÉTÉOROLOGIE
La météorologie avait été beaucoup cultivée depuis Thaïes. Aristote a profité des travaux de ses devanciers, mais il a fait aussi des recherches originales dans Tesprit de sa propre philosophie.
Les phénomènes météorologiques résultent, selon lui, de l'action des quatre éléments les uns sur les autres. Conformément à la nature de ces éléments, les résultats de leur action mutuelle sont moins déterminés, obéissent à des lois moins rigoureuses que les phénomènes qui se produisent dans le premier élément ou éther. C'est pourquoi Aristote cherche pour les météores des explications principalement empiriques et mécaniques. Il fait jouer un rôle prépondérant à la chaleur. Il explique de celte manière les comètes, la voie lactée, les nuages, les brouillards, les vents, les rapports des mers et des continents, la formation de la mer ; et ses explications dénotent souvent une observation exacte et un raisonnement habile. Les vents, par exemple, sont expliqués par le mouvement [des vapeurs résultant de
(I) Source : Meteorologica.
l-i ÉTUDES DIIISTOIRE DE LA PIIILOSOPHIE
leurs différences de température. Les tremblements de terre sont dus à l'action de gaz souterrains. L'arc-en-ciel n'est qu'un phénomène de réflexion : les gouttelettes des nuages font, à l'égard delà lumière du soleil, l'off.ce de miroirs.
Ces recherches sont toutes théoriques : Aristote ne songe pas à en tirer parti pour la prédiction des phénomènes.
.XIV. - .MIXKHAI.OGIK'
Les minéraux sont les corps homogènes nui demeurent tels, et ne s'organisent pas en individus composes de parties différentes. Ces corps sont formés par e ro.d et la chaleur, combinant ou désagrégeant, en tant que propriétés actives, l'humide et le sec, qui jouent le rôle de propriétés passives.