XVIII. ZOOLOGIE
Aristotefutlepremierzoologisteclassificateur.Avrai d.re, .1 ne paraît pas avoir eu l'intention de constituer une classification zoologique : ses essais de classiOcation ne se présentent que comme des exemples. Il „a pas non plus nettement distribué les animaux en une hiérarch.e de genres et d'espèces : il se borne à la délfmitation des groupes principaux. Mais il a bien vu que le critérium de l'espèce se tire de la reproduction, de linterfecondité. Il ne considère comme étant de même
espèce que les animaux descendus de parents communs.
Sa classification vise à être naturelle, c'est-à-dire qu'elle end à mettre ensemble les animaux qui ont entre eux
des ressemblances fondamentales. Son effort, ici comme
partout, tend à distinguer l'essence de l'accident La première division est celle des animaux qui ont
•Jn sang (ce sont nos vertébrés), et des animaux qui
ARISTOTE '
n'ont pas de, sang ^ce sont nos invertébrés). La division des animaux sanguins est fondée principalement sur l'embryogénie et sur la considération de l'élément qu'habitent les animaux. Les animaux sanguins se divisent en vivipares vrais, ovovivipares et ovipares. Les animaux qui n'ont pas de sang se divisent en mollusques (correspondant à nos céphalopodes) crustacés, teslacés (correspondant à nos mollusques, à l'exception des céphalopodes), et insectes.
Dans la description des espèces, dont il mentionne environ quatre cents, Aristote fait preuve de connaissances très étendues. H traite, entre autres choses, du moral des bêtes. Il appelle les abeilles les sages.
En ce qui concerne l'origine première de l'homme et . des autres animaux sanguins, il se demande s'ils procèdent d'une sorte de scolex (espèce de ver) ou d'un œuf parfait, dans lequel une portion seulement devient le germe en se développant aux dépens du reste. Il considère la production spontanée d'un œuf parfait comme peu vraisemblable, parce que nous n'en voyons jamais d'exemple. Les testacés et les vers, au contraire, naissent spontanément.
XiX. - PSYCHOLOGIE'
Ce qui différencie Ihomme des autres animaux, c'est le voi;, lequel chez lui s'unit à l'ime animale. Il a des
(l) Source : De Anima.
m ÉTUDES DmSTOIRE DE LA riiaoSOPlI.E
facullés qui lui sont communes «v»^ i», • , , , >-"'"iiiunes avec les animaux, et dp*
facullés qui lui sont pronres Pn ..
ma„. il propres. En commun avec Jes ani-
maux, 1 homme a la spn-saf^n „» i i. . dérivent. '' ''' ^"*=""^« <I"i «»
1 â-e par 1 objet sensible, comme par un contraire, au
atn T ^^ ,^"""""-^"^« - -iet sentant. La sensai est amsTacte commun du sensible et du sentant.
Cbaque sens nous renseigne exclusivement sur les ^ropr é e ,,3 ^^^^^^^^^^ ^^ ^^ s
vrai. Les propriétés générales sont connues par le ..«.
"'""" -— ., Où se réunissent toutes les imp sions sensibles TV»! u • 'mpres-
con,n« ■ '"'" *ï"' '"^ sensations sont
comparées et rapportées aux objets comme causes et à
:;:::r"""^\^"^-^'^-"-^-'^-wa-du'::
:ro:::r"^^^-^-^---p-ent-ét^^
La sensation est la ha«A ri^ i„ •
Elle est .«n.Ki r ''' P'^'^^^^ï"^ ^°'"^«Ie-
12'He est capable, au double point de v.,p fh^ •
DratimiA ^' j' 1 ^"'"' "^ vue théorique et
pratique, d un déve oppement «»,• ^^ •