‹ Études d'histoire des sciences et d'histoire de la philosophie (volume 2)Chapitre 104 sur 141 · A Arnauld, I · texte numérisé non relu

A Arnauld, I

3. « Sensum cogitationem, cum voluntate seu A Arnauld, I, 73.

HÀNNEQUIN, II.

iment indivisible ; mais si, à la différence des piques, qui sont réels, mais qui ne sont point peut dire qu'il est d'une exactitude rigoureuse r >uer, d'autre part, qu'il n'est point réel et qu'il le limite et qu'une modalité. Des points mathéout au plus peut-on dire qu'ils sont les « points » des âmes dans l'univers ; mais il n'y a que ui, indivisibles comme eux, soient d'autre part mme les points physiques. Disons donc qu'elles points métaphysiques ou des points de sub- >nt les autres ne sont que l'apparence dans

ces conséquences, qu'il tirera bien plus tard r >ont contenues dans les propositions de la lettre , ce qui retient Leibnitz, c'est la confiance inéqu'il a à cette époque dans la géométrie ; aux uvement qu'il confond, par une erreur grave en , avec celles de la composition des vitesses, le el que le définit Hobbes, est pleinement suffiourvu qu'on y ajoute l'élément du souvenir, il >n de plus, à ses yeux, pour assurer la distincts et de l'esprit. Mais qu'un jour vienne où iverti, par les découvertes de Huygens, de l'inradicale de la composition géométrique des i de la phoronomie à rendre compte du choc et les particularités de l'échange du mouvement, ré par une science plus exacte il renonce à une i géométrie qui ne faisait d'ailleurs qu'accuser onde des corps où le mouvement s'annihile, et les esprits, qui tend, tout au contraire, à sa préune disproportion croissante, et la doctrine afagée des obstacles que soulevait devant elle îtrie excessive et bornée, sortira spontanément 3 déposés dans la doctrine ancienne.

P/iil., IV, 483.

UMâO IRE DE LA PHILÛSOUK.

sa réflexion critique sur les principes mène à ce point où ils ne sont, à ses suffire à l'explication des phénomènes, nvent eux-mêmes leur fondement dans re analyse dans cet esprit suprême orjrneur du monde qui est Dieu. Sans 3 à la rigueur de la science, maïs au sant Leibnitz à en élucider et à en apipes, la préoccupation de l'immortalité istence de Dieu est donc partout présophie : et de même qu'elle en est l'un e, de même ïï s'est trouvé, par un renne sorte de compensation, que la docmme nous l'avons déjà vu, et la docne nous allons le voir, profitèrent chez loppements et de tous les progrès qu'il a science de la nature. Même en ce qui re, et pour qui croit que la philosophie an le tout, du moins la principale par- Losophie, c'est donc faire une œuvre ndier sur Dieu la pensée de Leibnitz.

ve en forme de l'existence de Dieu qui ses œuvres de jeunesse, est celle qui e la Disseriatio de arte combinatorïa.

urs, qu'elle ne se rattache en rien à ce ette dissertation, et qu'elle y est ainsi, rmes dont se sert Leibnitz, comme un tamentum 1 ». Mais le fait même qu'il se en tête de la première œuvre de philoa'est-il point justement la preuve suffitoonstration le préoccupe, qu'elle s'est > méditations, et qu'il saisit comme op-

ionis. « Additaraentum : Demonstratio existai., IV t 31.

LA PREMIÈRE PHILOSOPHIE DE LEIBNITZ. Il

portune la première occasion de la l'aire connaître ? Ce le temps où le mécanisme, sous la forme la plus simpl 60us celle où il propose de rendre compte de toute la n lure par la grandeur, la figure et le mouvement, a sédu son esprit ; et si à l'atomisme il donne son adhésion, c'e qu'il est l'expression et comme l'illustration la plus claii et la plus vraisemblable de ce premier principe. Reste savoir seulement, et c'était pour l'esprit religieux de Lei] nitz une question d'importance, si le mouvement qui, dai le monde, semble suffire à tout, n'y rendrait point l'actic de la Divinité par là môme inutile et du même coup se existence tout à fait illusoire. La preuve qu'il oppose cette manière de voir est remarquable à plus d'un titre en premier lieu par la prépondérance qu'il n'hésite poi] dès lors à reconnaître au mouvement : n'est substance selon lui, que ce qui relève du mouvement, soit parce qu' le produit, soit parce qu'il le subit : « Substantiam aute] voco, énonce-t-il dans la définition 2, quicquid movet ai movetur 1 . » Mais en faut-il conclure, en vertu de l'axioir selon lequel dans la nature tout ce qui est mû l'est pt un moteur étranger 2 , que le mouvement ne suppose qu'ur suite infinie de mouvements antérieurs, et qu'il suffis ainsi à soi comme à tout le reste par son éternité? C serait, selon Leibnitz, entrer en contradiction avec ] principe même du mécanisme, énoncé dans l'axiome. Ra tacher, en effet, le mouvement d'un mobile A au mouv( ment d'un mobile B comme à sa condition, puis celui d mobile B à celui d'un mobile C, et reconnaître ainsi Texii tence du mouvement dans chacune et dans toutes les parti* de l'univers, sans exception, ce n'est point se dispense de chercher le moteur du tout qu'elles constituent, et c'a tout au contraire, en vertu de l'axiome, s'obliger à le che: cher en dehors de ce tout : il est donc une substance, puii

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