Ibid., IV, 32. Def
2. « Si quid movetur, datur aliud movens. » Aliud au lieu c illud, d'après une conjecture évidente de Selver. Ibid., H Axiome 5, p. 32.
ut ; et il n'est point un corps, puisque, mouvant il est indispensable qu'il soit autre que ce qu'il
prouver qu'il est Dieu, il fallait cependant quelse de plus. Dieu n'est pas simplement une subîcorporelle, puisqu'il pourrait à ce compte être t fini ; et il faut ajouter, comme le fait Leibnitz léfinition 1 des praecognita, qu'il est « substantia ea inûnitae virtutis 1 ». Mais remarquant ensuite >ut de l'univers est un tout infini, « cum cujusjorporis » et a fortiori de la totalité des corps e sint partes 2 », et qu'en vertu de la définition 3 a principalis movendi infinitum » est précisément is infinita 3 , il en conclut enfin que le moteur du st une « substantia incorporea infinitae virtutis », est Dieu.
nontrer les faiblesses de cette démonstration, il seulement de remarquer ici qu'elle repose sur le le mouvement de l'univers ne saurait s'expliquer premier moteur, lequel ne saurait être, d'ailleurs, prit. Et, de cette vue, on peut dire que Leibnitz partira plus, bien que nous soyons ici très loin profond qu'il attribuera un jour aux relations du >nt et de l'esprit.
i y a encore un second point à noter. Pour avoir d'identifier à Dieu la substance incorporelle ou jui meut le monde, nous venons de voir que se croyait obligé d'établir tout d'abord que le 3t infini. Et non seulement du monde, mais d'un elconque, il le prouve en rappelant qu'il est un qu'il est, par conséquent, divisible à l'infini, ou, t tout un, qu'il possède un nombre infini de pare proposition est au moins surprenante de la part liste, tel qu'est encore Leibnitz en 1666 ; faudrait-
tio 1. Ibid., IV, 32.
îe 4. Ibid., p. 32.
tion 3, p. 32, ibid.
il donc penser que cette démonstration'^ puisse se concilier avec la doctrine alors dominante dans l'esprit de Leibnitz ? Nous ne le croyons pas : l'atome de Leibnitz, par cela seul qu'il possède, comme on l'a déjà vu, une grandeur finie et une figure finie, admet comme tous les corps une divisibilité qui va à l'infini ; et quoiqu'il soit en fait indivisible et incorruptible, ce n'est pas qu'il ne possède une multiplicité infinie de parties qu'Ëpicure lui-même admettait très bien *. L'essentiel, pour qu'il soit l'élémenl primordial des choses, est qu'il soit indissoluble, ou, ce qui est tout un, que dans son intérieur ses parties échappent pendant l'éternité à tout dérangement et à tout déplacement. Il se peut donc fort bien que, jusque dans l'atome, Leibnitz, comme Epicure, Lucrèce et Gassendi, ait vu un continu *, partant un infini ; et sa démonstration n'en aurait à ses yeux qu'une force plus grande, puisque ce qu'il dit d'un corps 3 , à savoir que s'il était mis en mouvement par une substance incorporelle, ce ne pourrait être, puisqu'il est continu, que par une substance d'une vertu ïntinie ou par Dieu, il peut le dire d'un atome ; en sorte que, pour donner la première impulsion, non seulement à l'univers dans sa totalité, mais à un seul atome, il ne faudrait rien de moins qu'une virtus infinita, ou que l'intervention de la puissance divine.
Cependant les progrès croissants de l'athéisme, liés sans nul doute pour une grande part à ceux d'une doctrine qui permettait de croire « phaenomena naturalia, scu ea quae in corporibus apparent, salvari et explicari posse, Deo non supposito, nec ad ratiocinandum assumpto », et peut-être l'émotion qui lui vint d'une lecture approfondie de Hobbes, ramenant la foi en Dieu « vel praeceptis civilibus, vel historiarum relationi », foi d'autant plus précaire qu'un livre de Spinoza venait de jeter un doute sur les sources de l'his 1 -