Prop. 1 à 12 inclusivement dans VEcthesis. Ibid., p
84 études d'histoire de la philosophie.
oire et sur la vérité de l'Ecriture 1 , décidèrent Leibnitz, [eux ans plus tard, à faire l'épreuve suprême des docrines nouvelles, tant il lui paraissait invraisemblable, inligne, comme il dit, « animum nostrum sua ipsius luce, id sst Philosophia, praestringi » !
Tandis qu'à la critique, ce qu'il avait soumis jadis, en ête de la Dissertalio de arte combinaloria, c'était dans son msemble le mouvement de l'univers, ce qu'il lui semble irgent d'aborder à présent, c'est, selon ses propres ermes, l'analyse des corps, « tentaturus an eorum quae n corporibus sensu apparent rationem reddere possibile sit, sine suppositione causae incorporalis 2 ». Ce qu'il faut se demander, c'est, même lorsqu'on accorde aux philosophes modernes (hodiernis philosophis, Democriti et Epicuri ressuscitatoribus), ainsi que le fait Leibnitz sans aucune réticence, « in reddendis corporalium Phaenomenorum rationibus neque ad Deum neque aliam quamcumque rem, formamque aut qualitatem incorporalem sine necessilate confugiendum esse,... sed omnia quoad (ejus fleri possit ex natura corporis, primisque ejus qualitatibus magnitudine, figura et motu deducenda esse », si de ces trois qualités fondamentales et premières on peut rendre raison par la nature du corps. Que si on ne le peut point, on aura démontré, contre les naturalistes, « corpora sibi non sufficere, nec sine principio incorporeo subsistere posse 3 ».
Or quant à la figure et quant à la grandeur, nous avons déjà vu plus haut comment du terme de l'espace, qui appartient à la définition du corps, Leibnitz accorde qu'elles viennent naturellement : mais ce qui fait qu'un corps « tance tum potius et taie spatium impleat, quam aliud, et ita « cur exempli causa sit potius tripedale quam bipedale, « et cur quadratum potius quam rotundum », cette détermination ne peut venir que de Dieu.