‹ Études d'histoire des sciences et d'histoire de la philosophie (volume 2)Chapitre 131 sur 141 · Math., II · texte numérisé non relu

Math., II

e la vérité, et n'exprimerait-on point en ression dont on ne peut se défendre à la d'essais sans cesse repris, et toujours t se hasardait à dire que la Caractérisa entifier à la Métaphysique ou même de la ît dans son œuvre comme une œuvre très efforts, destinée sans nul doute à les , ou mieux encore à les faire converger, achevée, vers un foyer unique, mais en e ne fut jamais qu'une ébauche, restée jnt détaché de l'ensemble, et vivant plus Le de Leibnitz que celle-ci à coup sûr n'en rt? Étrange théorie de la connaissance, pas dire qu'on en pourrait déduire la

système, ni même sa Physique, mais n plus vrai de soutenir qu'elle ne fut fveloppée dans le système, sans influence intérieure.

§, ou, si l'on veut, de cet échec final de

de Leibnitz, la raison, selon nous, est i même qui lui sert de base ; nous n'oui fait honneur à la Caractéristique de la lcul infinitésimal, que Leibnitz appelait ctéristique géométrique ; mais dans la thèse peut se soutenir, nous pensons n d'y contredire, les raisons pour lesristique devait échouer, comme théorie naissance.

i dérive la Caractéristique, nous l'avons est que toutes nos connaissances, et en 10s propositions et toutes nos idées, sont îxes, et que ces termes complexes sup-

simples, à peu près comme les mots, 3 phonétiques, supposent des syllabes, lettres. L'idée simple, en un mot, qui a i raison humaine, est aux yeux de Leibmême un indéfinissable (termini indefi-

nibiles), un indivisible, une unité ou entité logique. Qm Leibnitz se soit attaché fortement à ce principe et Tait pris à la rigueur, deux choses le prouvent : d'abord la théorie qu'il fait de la connaissance dans les Meditationes de 1684, et la critique très vive qu'il dirige contre Descartes, donl la méthode, selon lui, ne donne pas les moyens de pousseï l'analyse jusqu'aux termes les plus simples et vraiment absolus ; puis le procédé même qu'il emploie en dressanl des tableaux multiples de définitions, pour extraire des définitions les plus parfaites leurs termes absolus et er définitive les éléments de la Caractéristique. D'où vienl que l'opération, si elle était faisable, n'a jamais réussi e i On peut répondre, d'après une indication capitale de Leibnitz lui-même, qu'il eût fallu remonter, pour atteindre ces termes, jusqu'aux attributs de Dieu, avec lesquels ils se confondent ; mais du complexe au simple, comme le prouvent des textes récemment publiés 1 , s'il y a parfois, dans le cas des vérités contingentes, Tinfini à franchir, il n'en est pas toujours ainsi ; et au contraire, dans le cas des vérités de raison, ces vérités ne sont telles que parce qu'il est au pouvoir de notre esprit de les ramener à leurs éléments constituants par un nombre fini d'opérations logiques. D'où vient donc encore une fois que nous n'y parvenions pas, et que, d'une entreprise au premier abord si simple et si facile, Leibnitz ne soit jamais venu à bout ? C'est qu'elle répose sur une erreur, l'erreur fondamentale de l'innéisme et de tout dogmatisme intuitionniste ou rationaliste. Cette erreur consiste à penser que la connaissance trouve en elle des idées ou concepts premiers, objets qui par nature s'imposent au sujet, et sur lesquels ce dernier n'a de prise que par l'opération qui les unit entre eux ou pose leurs rapports. Encore ces rapports mêmes sontils déterminés d'une manière nécessaire par le sens qu'il faut attribuer au concept, tout indéfinissable et en quelque sorte indivisible qu'il soit, à moins qu'il ne soit rien : et

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