‹ Études d'histoire des sciences et d'histoire de la philosophie (volume 2)Chapitre 41 sur 141 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

Theoria motus abstracti.

Jusqu'à présent nous n'avons trouvé dans les Lettres et issertations de Leibnitz, antérieures à 1670, qu'une adhédiî ferme et solide, mais restée générale, aux principes du écanisme, d'après lesquels tout doit, dans la nature, être :pliqué « per magnitudinem, figuram et motum » ; nous rons vu de plus par quelle suite de réflexions il avait été induit peu à peu à mettre au premier plan le mouvement, >pelé à engendrer dans la matière première, simplement endue et strictement homogène et indéterminée (intermiita), les déterminations d'où dérivent la grandeur et figure des corps. Mais jamais il n'avait abordé le proème des principes et des lois du mouvement, qui s'impojt pourtant et qui devenait ainsi le problème fondamental >n seulement de toute science de la nature, mais de toute lilosophie. Il le fait pour la première fois dans la Theoria otw abslracli, avec un sentiment remarquablement juste i caractère abstrait et rationnel, ou d'un seul mot, mathéatique que devait recevoir la science du mouvement. Le mouvement, en effet, qu'il définit dès lors « mutatio >atii » * (et qu'il ne définit pas mutatio loci, comme il le ra plus tard 2 , peut-être pour cette raison qu'avant le ouvement il n'y a point de lieu défini dans l'espace 3 ), est i tant que mutatio fonction de la durée, et en tant que utatio spatii fonction de l'étendue. De l'une et de l'autre anière (d'autant que la durée n'est elle-même représente que comme une longueur et comme une étendue), il t donc vrai déjà qu'il s'offre à nos spéculations comme 1 objet purement géométrique ; et il l'est en outre qu'il

1. Ep. ad Thom., Gerh., PMI., I, p. 24. Définition rappelée dans Phoranomus. Archiv., I, 578.

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