‹ Études d'histoire des sciences et d'histoire de la philosophie (volume 2)Chapitre 69 sur 141 · Ep. ad Fabri, prop. 1, p. 249. Cf. Th. m. concr · texte numérisé non relu

Ep. ad Fabri, prop. 1, p. 249. Cf. Th. m. concr

quin in se redenutium », d'après le problème 7 de la Theoria motus abstracli, les particules qui se heurtent devront prendre la direction de la bissectrice extérieure de l'angle de concours, et animeront l'éther de mouvements en ligne droite et dans tous les sens à partir du centre du soleil en vertu de la loi de la propagation à l'infini des conatus dans le plein. Par tous les points de sa surface le soleil agit ainsi hors de lui-même (agit extra se), et la continuité de l'éther ou sa divisibilité à l'infini nous induit d'autre part à penser : « Non posse dari punctum sensibile circa solem ad tellurem usque et ultra, ad quod non quolibet instanti sensibili radius aliquis solis, id est aetheris agitatio per emissam a sole recta linea partem (etsi non pars ipsa) perveniat. Quae res ob divisibilatem cujuslibet continui in partes quantumvis parvas in infinitum non est difficilis explicatu *. »

Sans produire une dispersion des parties du soleil dans l'espace comparable à celle qui résulterait du mouvement centrifuge dû à la gy ration générale du soleil, les mouvements circulaires particuliers des parties du soleil engendrent donc dans tous les sens des mouvements rectilignes de l'éther, qui viennent frapper la terre, en l'éclairant, avec la vitesse prodigieuse de la propagation de la lumière. Et leur premier effet, avec une telle vitesse, est d'introduire dans notre globe primitivement homogène une différentiation rapidement progressive et une hétérogénéité qui va jusqu'à l'infini.

Quelle que soit, en effet, la densité primitive de la terre (et c'est arbitrairement que Leibnitz la suppose moyenne entre celle de l'air et celle de la terre, c'est-à-dire approchant de la densité de l'eau *), il faut faire à l'égard de celle-ci la supposition la plus simple et la considérer comme homogène dans toutes ses parties. Cependant, en

1. g 5. Et Leibnitz ajoute cette réflexion pénétrante : « Cepterum ex his, ut obitér admoneam, necessario demonstrari potest, împossibile esse, ut sol luxerit ab aeterno, nisi sit unde perpetuo reparetur. » P. 182.

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