‹ Études d'histoire des sciences et d'histoire de la philosophie (volume 2)Chapitre 90 sur 141 · Archiv., I · texte numérisé non relu

Archiv., I

quelque chose n'est point mathématique 1 . Si ices, nouvelles chez Leibnitz et destinées à le plus tard à une philosophie plus profonde, Hit point encore à dégager pleinement sa docîouvement ou du corps ni même sa doctrine de une sorte d'excès géométrique, encore VHyporait-elle toute grande la voie qui devait le con- >n ses propres expressions, des causes mathéît en quelque sorte sourdes * des choses à leurs principes métaphysiques. Par là, elle marque ulminant de la philosophie de Leibnitz avant point de départ de sa philosophie postérieure ; îs a paru mériter toute l'attention et les longs nents que nous lui avons donnés.

omus. Archiv. I, p. 580. « Quod in motu reale et absoon consistere in eo quod est pure mathematicum ». . 581. Causas rerum non esse surdas ut ita dicam et maticas... etc..

requièrent l'existence de principes métaphysiques >nt comme suspendus. Abandonner les premiers, ce

à ses yeux, non point fortifier, mais ruiner les s, et nous savons avec quel zèle il embrassa les >es de cette « philosophiam hodiernam a Galilaeo, >, Gassendo, Cartesio, Hobbesio, etc., emenda- >, tant il était convaincu, selon les belles paroles de qu'il rappelle, « philosophiam obiter libatam a Deo ire, penitus haustam reducere ad eumdem 2 ». Et est, si Ton voulait lui faire à lui-même l'application

paroles, qu'on le vit, dans cette période de sa vie us occupe, approfondir d'autant plus la nature non ent de Dieu, mais de l'esprit en général, qu'il allait vant, par des progrès successifs que nous avons es, dans la connaissance des lois et des principes du ment.

qu'il n'essaye point, comme dans YHypothesis, de uer la science du mouvement et d'en approfondir ; et les principes, et tant qu'il se contente d'affirmer ms la nature tout s'explique par la grandeur, la et le mouvement, sa doctrine se réduit à chercher îlà la grandeur, la figure et le mouvement des i, et par delà le mouvement, quand le mouvement îvenu à ses yeux le principe de toute détermination ndeur et de figure, la cause première de tous les tnents qui se produisent dans la nature ou le prenoteur. Mais du premier moteur tout ce que nous , c'est que n'étant point le mouvement, puisqu'il en jause et qu'il n'appartient point au mouvement d'être de soi, il reste, s'il existe, qu'il en soit différent ; ime en dehors de ce qui est mû, ou du corps, ne pouvons convenir d'autre existence que celle sprit 3 , il reste que le premier moteur soit une

h., PMI, I, 61.

i , IV, 105.

)uis enim imaginari sibi potest ens quod neque extensionis,

cogitationis sit particeps? » A Thomasius. Ibid., I, 25.

rtout p. 11.

intelligence suprême : Mens totius mundi

Dans la première forme que prend le mécan Leibnitz, le seul principe auquel le conduise pourrait appeler l'absence d'autonomie ou la re mouvement, est donc une cause première qui, à suffît pour rendre compte du mouvement ; et i Esprit, s'il faut même dire à cause de l'unité qu'elle est une, à cause de l'ordre du monde el qu'il suppose qu'elle est intelligente et sage, « (rerum) obedienliam ad nulum 2 » qu'elle est encore l'esprit « universi rectrix » que postule ment est-il un Dieu transcendant, qui ne ce monde qu'autant qu'il l'a créé, sans que d'ui rigoureuse du mouvement Leibnitz ait su déd nécessité d'une action divine qui le conserve p sence actuelle et par son immanence, ni encore I un préjugé quelconque en faveur d'esprits se tels que l'esprit humain, en quelque sorte mêlés l'univers. Et le fait est que, lorsqu'il en viei Confessio naturae à la démonstration de l'imm l'âme 3 , il part de l'existence de l'esprit humain qu'il pense 4 comme d'une donnée de l'expéri loin qu'il aperçoive en quel sens et de quell l'existence d'un tel esprit est liée à celle du ce mouvement. Le seul effort qu'il puisse tenter dès lors, que de tels esprits sont donnés, de le: comme des esprits secondaires à l'esprit prei Dieu, de la pensée duquel dérive leur pensée

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