‹ Études d'histoire des sciences et d'histoire de la philosophie (volume 2)Chapitre 97 sur 141 · Wd., VII · texte numérisé non relu

Wd., VII

5. * Ueber die Worte motum fuisse aeternum hat Leibnitz gi rieben : potest diminui sine fine. » Note de Gerhardt. PMI,

n Frédéric 1 , vi principiorum philosophiae emenecesse esse, ut detur in omni corpore principium ï incorporeum substantiale a mole distinctum, et d esse, quod veteres, quod Scholastici substantiam , etsi nequiverint se distincte explicare, multoiententiam suam demonstrare. » De même à Ar-

« principium autem motus seu substantiam cortensione carere 2 . » Et il n'est pas douteux que ces ences, loin de lui être apparues tardivement, >résentes à son esprit dès l'époque où il écrivait la motus abstracii, puisque nous y lisons : « hic aperia prosecuturo ad veram corporis mentisque distionem, hactenus a nemine explicatam 8 . »

ste, c'est le trait tout à fait remarquable de la doc-

Leibnitz que si le corps, d'une part, comme un omplet et qui n'est point la source de ses actions r

à tout instant l'existence et l'action d'une subyéritable, il est vrai, en revanche, que celle-ci, part, y trouve une expression si juste de son jue non seulement le monde des corps et le monde •its sont comme les deux faces d'une même réalité, 'en outre, il n'est rien dans la nature de l'âme qui, [ue manière, ne prenne corps dans l'espace et qui, équence, ne soit susceptible d'être expliqué géoement 4 .

en effet, parce que l'âme est un point, ou mieux l'elle est un centre qu'on peut enfin, comprendre t propriétés fondamentales qui sont en premier Igré la multiplicité, sinon de ses parties, du moins étions, d'être « sibi intime praesens », et d'exercer se cette action sur soi qui la distingue du corps *

IV, 240. Cf. Lettre de Oldenbourg à Leibnitz du 8 dé- 370, en réponse a une lettre de Leibnitz du 18 sep-

rch die ganze natura mentis geometrice erklârt werden

ntem agere in se ipsam, nullam actionem in se ipsam

«t qui est la réflexion : « Geben wir dem Gémi grôssere Platz als einen Punkt, lisons-nous dans à Jean Frédéric 1 , de 1671, so ist ess schon ein ùndt hat partes extra partes, ist daher sich ni< intime praesens, undt kann also aùch nicht auff Stûcke undt Actiones reflectiren. Darin doch di< gleichsamb des Gemûthes bestehet. » Dans ordre d'idées, Leibnitz se faisait fort ailleurs montrer, outre l'incorruptibilité et l'immoii l'âme 2 , la célèbre proposition de Descartes, que l'âme pense toujours, et cette autre proposit remarquable encore, en ce qu'elle touche peut-êtr profond de la nature de l'âme, à savoir qu'elle pable d'oubli 3 : qu'est-ce, en effet, que l'âme, < que la conscience, sinon une harmonie présente : comme il l'a dit en propres termes, de la compos harmonies antérieures, lesquelles à leur tour se dans une multiplicité et une opposition de conat tructibles ? L'âme est donc une synthèse dont la loi est de se continuer dans une série sans fin de i qui en sortent, d'où il résulte d'abord qu'elle pi jours, et dont les éléments sont tels qu'aucun d'< ruiner du même coup le monde du mouvemen corps et celui de la pensée ou des esprits, ne perdre dans l'oubli. Mais il fallait encore que l'ai centre, pour qu'elle fût une telle synthèse ou, sel de Leibnitz, une telle harmonie : d'un conatus uni être peut-on dire, en effet, qu'il est un élément ou de la pensée ; mais on ne peut point dire qu'i conscience ; et la raison en est qu'un conatus uniq

esse motum, nullam esse actionem corporis praeter i proinde mentem non esse corpus. » Ibid., I, 61.

Page 1