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Id., II, IX

154 ÉTUDES d'histoire de la philosophie.

La relativité des termes cause et el[et est peut-être pour la première fois, dans les temps modernes, affirmée avec cette netteté; et on doit faire honneur à Hobbes d'avoir cessé, avant Hume, d'y chercher un lien substantiel et de n'y avoir vu qu'un lien synthétique entre des accidents, c'est-à-dire entre des phénomènes : « causa enim dici non

potest nisi respectu sequentis ; partium autem inter-

mediarum (entre le commencement et la fin d'une série) unaquaeque et actio et passio, et causa et effectus est, prout cum parte antécédente vel subséquente comparatur »

De cette analyse de l'idée de cause résultent des conséquences importantes :

P Pour que l'effet puisse être produit, la cause doit être « intégra » ; et inversement, quand l'effet est produit, c'est que la cause a été « intégra » ; cette proposition contient comme conséquence la liaison irrévocable des effets et des causes ^.

2° L'action identique d'un corps sur un autre corps, toutes circonstances étant les mêmes, produit les mêmes effets ; la diversité des effets ne provient que de la diversité des causes s. Tous les phénomènes sont donc nécessaires et leur place est déterminée d'avance dans la série dont ils font partie ; s'ils sont contingents^ c'est relativement à d'autres accidents qui les précèdent sans être leurs causes ; mais relativement à leurs causes, ils sont nécessaires, autrement il n'y aurait plus de causalité ^.

Aux notions de la cause et de l'effet répondent celles de la puissance et de l'acte : on appelle puissance la causa -effîciens (l'agent), relativement aux eljets qu'elle peut pro-

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