De Homine, X
5. « Les choses désignées par des noms sont ou les objets euxmêmes, comme un homme ; ou la conception elle-même que nous avons de l'homme, telle que sa forme et son mouvement, etc.. » Nature humaine, p. 220.
186 ÉTUDES d'histoire de la philosophie.
ceptions et des idées ^ ; et dans la Logique : les noms sont les signes non des choses, mais des pensées ^.
L'usage le plus général du langage consiste à convertir le discours mental en un discours verbal ; il a deux fins principales : P la réunion et la détermination de nos pensées (conscriptio cogitatorum) ; les mots deviennent ainsi des marques (notœ) indispensables pour l'imagination, la mémoire et toutes les opérations discursives de la pensée ; 2° la signification à autrui de ce que nous pensons ; les mots alors deviennent des signes (signa) et rendent possible l'établissement de la société humaine 3.
La première de ces deux fins est sans contredit la plus importante, puisqu'elle est la condition de l'autre ; et c'est d'elle que nous allons nous occuper en abordant la logique nominaliste de Hobbes.
Les noms peuvent être considérés sous différents rapports et, par conséquent, classés de différentes manières.
1° On les distingue comme aHirmatils et négatifs L'affirmation simultanée d'un nom affirmatif et négatif ■est l'essence même de la contradiction : dire l'un, si l'on sait ce qu'on dit, c'est nier l'autre ; voilà tout ce que signifie au juste le principe de contradiction, et cela ne valait pas la peine de toutes les dissertations qu'on a composées sur ce fameux principe ^.
2^ Noms communs et noms propres ^.