‹ Études d'histoire des sciences et d'histoire de la philosophie; avec une préf. de R. Thamin, et une introd. de J. GrosjeanChapitre 112 sur 170 · Ibid., VII · texte numérisé non relu

Ibid., VII

'1. Ibid., VII, 260.

5. « Ueber die Woite motum fuisse aeternum hat Leibnitz gesclirieben : potest diminui sine fine. » Note de Gerhardt, Phil, VII,

104 ÉTUDES d'iIISTOIRL DE LA PHILOSOPHIE.

il à Jean Frédéric i, vi principiorum philosophiae emendatae necesse esse, ul dclur in omni corpore principiuia intimum incorporeum substanliale a mole dislinctum, cl hoc illud esse, quod veteres, quod Scholaslici substantiani dixerint, etsi nequiverint se distincte explicare, multa minus sententiam suam demonstrare. » De même à Arnauld : « i)rincipium aulem molus seu substantiam corporis extensione carerc 2. » Et il n'est pas douteux que ces conséquences, loin de lui être apparues tardivement, étaient présentes à son esprit dès l'époque où il écrivait la Theoria motus abstracti, puisque nous y lisons : « hic aperitur porta prosecuturo ad veram corporis mentisque discriminationem, hactenus a nemine explicatam 3. »

Au reste, c'est le trait tout à fait remarquable de la doctrine de Leibnitz que si le corps, d'une part, comme un être incomplet et qui n'est point la source de ses actions, requiert à tout instant l'existence et l'action d'une substance véritable, il est vrai, en revanche, que celle-ci, d'autre part, y trouve une expression si juste de son action, que non seulement le monde des corps et le monde des esprits sont comme les deux faces d'une même réalité, mais qu'en outre, il n'est rien dans la nature de l'âme qui, en quelque manière, ne prenne corps dans l'espace et qui, en conséquence, ne soit susceptible d'être expliqué géométriquement ^.

C'est, en effet, parce que l'âme est un point, ou mieux parce qu'elle est un centre qu'on peut enfin comprendre ses deux propriétés fondamentales qui sont en premier lieu, malgré la multiplicité, sinon de ses parties, du moins de ses actions, d'être « sibi intime praesens », et d'exercer sans cesse cette action sur soi qui la distingue du corps ^

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