‹ Études d'histoire des sciences et d'histoire de la philosophie; avec une préf. de R. Thamin, et une introd. de J. GrosjeanChapitre 128 sur 170 · Prop. 1 à 12 inclusivcnienl dans VEclhesis. Ib'ul, p · texte numérisé non relu

Prop. 1 à 12 inclusivcnienl dans VEclhesis. Ib'ul, p

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loire et sur la \ érité de l'Ecriture *, décidèrent Leibnitz, deux ans plus tard, à faire l'épreuve suprême des doctrines nouvelles, tant il lui paraissait invraisemblable, indigne, comme il dit, « animum noslruni sua ipsius hicc, id est Philosopliia, praeslringi » !

Tandis qu'à la critique, ce qu'il avait soumis jadis, en tête de la Disseilalio de aiie combinaloriu, c'était dans son ensemble le mouvement de l'univers, ce qu'il lui semble urgent d'aborder à présent, c'est, selon ses propres termes, l'analyse des corps, « tentaturus an eorum quae in corporibus sensu apparent ratiouem reddere possibile sil, sine suppositione causae incorporalis^ ». Ce qu'il faut se demander, c'est, même lorsqu'on accorde aux philosophes modernes (hodiernis philosophis, Democriti et Epicuri ressuscitatoribus), ainsi que le fait Leibnitz sans aucune réticence, « in reddendis corporalium Phaenomenorum rationibus neque ad Deum neque aliam quamcumque rem, formamque aut qualitatem incorporalem sine necessilate confugiendum esse,... sed omnia quoad (ejus fieri possit ex natura corporis, primisque ejus qualitatibus magnitudine. figura et motu deducenda esse », si de ces trois qualités fondamentales et premières on peut rendre raison par la nature du corps. Que si on ne le peut point, on aura démontré, contre les naturalistes, « corpora sibi non sutRcere, nec sine principio incorporeo subsistera posse 3 ».

Or quant à la figure et quant à la grandeur, nous avons déjà vu plus haut comment du terme de l'espace, qui appartient à la définition du corps, Leibnitz accorde qu'elles viennent naturellement : mais ce qui fait qu'un corps « tan- « tum potius et taie spatium impleat, quam aliud, et ita « cur exempli causa sit potius Iripedale quam bipedale, « et cur quadratum potius quam rotundum », cette détermination ne peut venir que de Dieu.

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