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LA rKE.VlIÈRE PHILOSOPHIE DE LEIBXITZ. 213
propre à propager à l'infini une impulsion quelconque ^, qu'il serait donc identique à l'espace cartésien, et qu'aucune inertie, qu'aucune antitypie ne distinguerait le corps de son étendue vide, qu'enfin le mouvement ou bien s'y annihilerait, ou bien, ce qui ne choque pas moins la raison, parlois y naîtrait de rien, comme l'exigerait en certains cas le principe cartésien -. Si donc la mécanique requiert l'inertie naturelle des corps et la constance exacte à travers la durée, de la somme des forces vives ou dérivatives, c'est qu'à une géométrie trop simple, mais qui serait exacte, s'il n'y avait dans le monde que du géométrique, il convient de substituer une géométrie plus sublime, mais exacte tout autant, et qui n'est plus sublime que parce qu'elle rattache les forces dérivatives au fondement substantiel des forces primitives, l'apparent au réel, le géométrique au métaphysique et l'existence du monde au décret par lequel Dieu choisit le meilleur. L'économie du monde et l'action de son auteur rentrent donc par là dans la seconde philosopliie de Leibnitz 3 ; mais si elles n'y rentrent plus par le besoin d'une correction désormais inutile des lois géométriques, ne peut-on dire du moins qu'elles y rentrent par le contraste des lois de VHypolhesis dont Leibnitz persiste à croire à tort qu'elles seraient seules vraies, s'il n'y a\ait dans le monde que du géométrique, et du principe dos forces vives qui, en dehors de ce contraste, n'exigerait par lui-même nul fondement substantiel des forces dérivatives ?
La seconde philosophie de Leibnitz a donc dû, sur le point qui nous occupe, à une information plus exacte en