‹ Études d'histoire des sciences et d'histoire de la philosophie; avec une préf. de R. Thamin, et une introd. de J. GrosjeanChapitre 144 sur 170 · Gerh., PhiL, IV. p. 16i · texte numérisé non relu

Gerh., PhiL, IV. p. 16i

2. Gerh. Math., IV. Illuslrntio ullerior objectionis contra cartesianam naturae legcrn, pp. 123, 125. — Cf. iind., p. 199 ; epist. ad Bayle. Gerh., Phil., III. pp. 43, 45, 46, 50; ad de Volder. Ibid., II, p. 153 sqq.

3. Cf. Spécimen Dynamicum, Gerh. Matli., \I. p. 241 : « ... idco tune quidem (.scilicet eo tempore quo « libellus Hypotheseos physicae titulo excidlt. >i) Piitavi, et vere qtndcm, .sapienlissimiini reniiii .Autorem structura systcmatis vitasse, quae per se et nudis motus legibus a pura Gcomelria rcpetilis conscqucrenlur. »

214 ÉXUDKS d'histoire de la riIILOSOPIIIE.

ce qui regarde les lois de l'échange du mouvement, le progrès incontestable en vérité et en beauté qu'elle marque sur ÏUijpoUiesis ; mais outre qu'elle reprend dans des termes identiques le problème qui y était posé et qu'elle le résout de tout point dans le même esprit, n'a-t-on pas le droit de dire que Vllypolliesis, par la i)lacc qu'elle occupe dans la solution même, \it encore et persiste jusque dans la plus profonde philosophie de Leibnitz ? Ce n'était donc pas, comme l'a dit légèrement Guhrauer i, une œuvre médiocre ; ou si elle l'est quant à sa valeur scientifique absolue, elle ne l'est pas du moins, et c'est ce qui nous importe, quant au développement de la pensée de Leibnltz.

Mais venons à ce que Leibnitz dit de l'esprit. Pour être préoccupé d'asseoir le mécanisme sur de solides bases et d'atteindre la véritable essence des corps, il ne l'était pas moins d'atteindre celle de l'esprit, d'en démontrer l'exis tence, et même d'en définir avec le corps les relations exactes. Or, il faut reconnaître qu'en un temps où Descartes venait de proclamer la distinction réelle de la chose pensante et de la chose étendue, et où par suite l'inextension était devenue couramment comme la première marque de l'esprit, la resscndjlance sur ce point du conatus et de l'esprit apparaissait trop vive pour qu'elle n'exerçât point son charme sur Leibnitz.

Et, en effet, le conatus, nous l'avons vu, est un indiA isible et un inétendu. Le conatus n'est donc point le mouvement, et, si tout corps est mouvement, n'est point non plus un corps : que reste-t-il donc qu'il soit, sinon un esprit, dès qu'en dehors du corps il n'existe que l'esprit ?

Voilà donc que Leibnitz a déjà découvert, comme il le dit lui-môme, par la recherche exacte des principes du mouvement, trop négligée des philosophes, la véritable distinction du corps et de l'esprit : c'est, avec précision, celle du conatus au mouvement, ou du point à la ligne, non, comme on pourrait le croire, celle de 0 à 1, mais

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