‹ Études d'histoire des sciences et d'histoire de la philosophie; avec une préf. de R. Thamin, et une introd. de J. GrosjeanChapitre 17 sur 170 · Confesslo naturae. Gerh., PlilL, IV, p · texte numérisé non relu

Confesslo naturae. Gerh., PlilL, IV, p

conclusionis lamdiu plane reddila non est, quamdiu reddita non est ratio rationis, praeserlim ciim hoc loro idem dubium sine fine restet^. »

Ce qui est vrai du corps qui ne tient de son essence ni la figure qu'il a, ni le mouvement, l'est donc au même degré de l'atome à la fois mobile et figuré, en sorte que le second, par le fait qu'il requiert, comme l'autre, l'action d'un principe capable de lui donner mouvement et figure, cesse d'être éternel et d'être, comme le croyaient les atomistes anciens, l'élément primordial des choses et de la nature.

Mais il y a plus (et c'est ici que Leibnilz aborde directement dans la Conlessio la critique de l'atome), alors même qu'ils donneraient à l'atome une grandeur et une figure finies, les atomistes n'auraient pas encore expliqué par là ce qui fait qu'il n'est pas seulement une figure géométrique, mais qu'il est un corps et qu'il est une réalité, à savoir sa solidité ou sa « consistentia » : question grave, relative à la nature ou à l'essence de la matière, par opposition à la pure extension, que Leibnitz semble ici aborder pour la première fois, et qui lui fait dès maintenant dépasser le mécanisme par le recours à Dieu, comme il le dépassera dans l'avenir par le recours à des forces supérieures à la pure masse et au pur mouvement. Ici encore, il ne nie point que soit vrai « Ouod olim Democritus, Leucippus... )) (V. supra p. 33 ).

Mais qui rendra compte de cette ténacité : « Sed unde ipsis tenacitas ? an hamos liamorum supponemus in infinilum ? etc. ^ »

Deux explications pourtant ont été tentées de la solidité de l'atome ou de la cohésion de ses parties, au sujet desquelles l'opinion de Leibnitz doit être notée : la première est due aux anciens, et suppose « partes atomorum ideo cohaerere quia nuUum intercédât vacui ; ex qua sequitur omnia corpora quae se scmel contigerunt, insepai'a-

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