Ibid., p
38 ÉTUDES d'histoire de la philosophie.
bililcr ad aloniorum excmpluni cohacrcre debere, quia in oinni contaclu corporis ad corpus luilluni inlerccdit vacuum. (Jua perpétua cohaerenlia niliil est absurdius, nihil ab experentia magis alienumi. » Elle revient au fond ù expliquer, comme Descartes, la résistance à toute division par le repos des parties au conlacl, opinion que Leibnitz repoussera toujours de toutes ses forces.
Si le repos des parties n'explique pas la cohésion, leur mouvement en sens directement contraire ne pourrait-il en rendre compte ? A n'en pas douter, c'est à Hobbes que songe ici Leibnitz ; et cette explication, qu'il fera sienne deux ans plus tard dans la Theoria moius abslracli, lui paraît beaucoup plus sérieuse 2 : c'est même la seule qui lui restera des corps et de leur répercussion après le choc 3.
Mais dans la Conlessio naturae, il la repousse pour les raisons suivantes : « Sed supponamus corpus impingens non ea linea qua partes corporis impellendi occursura sunt, sed alia, obliqua forlassc incidere ; eo ipso stalim omnis reactio, resistenlia, rcflexio cessabit contra Experiejitiam... Cohaerentiae ratio a reactione et omnino motu plane reddi non potest *. »
^"^'donc la cohésion des atomes ne peut s'expliquer ni par le repos ou le mouvement des parties, ni par leur contirtuité, ni encore moins par la grandeur et la figure, « recte in reddenda atomorum ratione confugiemus ad Deum denique, qui ullimis islis rerum fundamentis firmilatem prsestet ^ ».
En 1668, quand il écrit la Conlessio nalurae, Leibnitz n'a donc renoncé à aucun des principes de l'atomisme démocritéen et gassendiste, ni au mouvement des atomes, d'où dérivent tous les changements dans la nature et tous les phénomènes, ni à leur solidité essentielle, ni à leur grandeur et à leur figure déterminées. Mais faire la critique du