‹ Études d'histoire des sciences et d'histoire de la philosophie [microform]Chapitre 155 sur 319 · Guhr. II. Beilage, p · texte numérisé non relu

Guhr. II. Beilage, p

préparé à compreiidre : à savoir, l'alomisme. De là vient qu'il caractérise la lutte qui se livre dans son esprit non pas comme une lutte entre la doctrine des formes substantielles et la doctrine moderne du mécanisme, mais comme une lutte entre Aristote et Démocrile i.

A cette époque de sa vie, ce Ji'esl donc point Descartes, ce n'est même point Galilée qui exercèrent une influence décisive sur son esprit; c'est Bacon, qui. l'un des premiers, a relevé contre les partisans d'Aristote la doctrine de Démocrite2, et c'est Gassendi qui l'a restaurée en même temps que la doctrine d'Épicure. Il écrit, en effet : « Bacon et Gassendi me sont tombés les premiers entre les mains ; leur style familier et aisé était plus conforme à un homme qui veut tout lire 3. » Et la raison qui les fait prévaloir dans son esprit est précisément la même qui le fait renoncer à la lecture de Descartes et de Galilée, à cause des efforts d'esprit et de la connaissance des mathématiques qu'exigeait la lecture de ces derniers ; aussi ne les a-t-il lus que beaucoup plus lard : « J'avoue que je n'ay pas pu lire encor ses écrits (de Descartes) avec tout le soin que je me suis proposé d'y apporter ; et mes amis sçavent qu'il s'est rencontré que j'ai leu presque tous les nouveaux philosophes

plus tost que luy Il est vray que j'ay jette souvent les

yeux sur Galilée et des Cartes, mais comme je ne suis géomètre que depuis peu, j-estois bientost rebuté de leur

manière d'écrire qui avoit besoin d'une forte méditation

J'aimois lousjours des livres qui contenoient quelques belles pensées, mais qu'on pouvait parcourir sans s'arrêter, car ils excitoient en moy des idées, que je suivois à ma fantaisie et que je poussois où bon me sembloit. Cela m'a encore empêché de lire avec soin les livres de géométrie, et j'ose bien avouer que je n'ay pas encor pu gagner sur moy de lire Euclide autrement qu'on a coustume de

1. Cf. Auerbach, Zur Entwickelungsgeschichte der LeibnUzschen Monadenlehre, 1884, p. 8. „ ,

2. Cf. Ch. Adam, La philosophie de F. Bacon. Paris, F. Alcan,

1890, pp. 152, sqq.

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