Ibid., p
quando ita divelluntur a se ut relinquatur vacuum, vel sic ut maneal contiguitas, quod fit quando quae sibi immediala manenl, tamen in diversa movenlur, v. g. duae sphaerae, quarum una alteram includit, possunt in diversa moveri, et tamen manenl conliguae, licel desinant esse conlinuae (p. 18) ». Mais de ces deux moyens d'obtenir la discontinuité, il est clair que le premier doit être repoussé parce qu'il supposerait l'annihilation « cerlarum partium ad vacuitates in materia pro'curandas » ; et comme l'annihilation est au-dessus de la nature (supra naturam est) et qu'elle serait un miracle, on n'en peut point parler ; rcsle donc qu'elle naisse du mouvement « quia a molu divisio, a divisione termini partium, a lerminis partium figurae earum, ergo a molu figurae, partes et corpora... »
Ainsi, c'est grâce au mouvement el au mouvement seul que tous les corps sortent de la matière primitivement continue qui remplit l'espace ; et comme il est trop clair que par la succession du repos au mouvement, tout y rentrerait et tout s'y résoudrait, ce n'est pas seulement leur naissance que les corps doivent au mouvement actuel, c'est encore leur existence ou mieux leur subsistance. Tout est donc en mouvement, puisque rien ne persiste que par le mouvement ; et du mouvement qui gagne, en y portant et en y perpétuant la division, jusqu'aux dernières parties de la matière première, naissent en premier lieu ces parties elles-mêmes, leur grandeur, leur figure, et, par suite, leur nombre et leur situation *.
Ce que le mouvement détermine d'abord, c'est donc la figure et la grandeur des éléments corporels, puis par le changement de lieu de ces éléments mêmes, c'est jusqu'à la dernière toutes les qualités dites secondes ou sensibles dos choses, « visibiles, audibiles, guslabiles, odorabiles, tactiles 2 ». On peut donc se rendre compte de tous les phé-
1. « Figuram autem delinio lerminuin extensi, Magnitudinem numerum pailium in extenso. Niimerum définie unum, et unum, el unum, etc. seu unilates. Situs ad figuram reducitur, est enim plurum conliguratio. » Ibid., p. 24.