‹ Études d'histoire des sciences et d'histoire de la philosophie [microform]Chapitre 208 sur 319 · Due h r^ewton · texte numérisé non relu

Due h r^ewton

i. Galilée et Huygcns.

LA. PREMIÈRE PHILOSOPHIE DE LEIBNITZ

mouvement et du conatus, d'où il était parti, que s'il soutenait aussi, en le dérivant du principe de l'inertie S le principe de la conservation du moment ou de la quantité de mouvement, c'était et ce ne pouvait être qu'au sens, on pourrait dire grossier et exclusivement phoronomique, de la quantité de vitesse. En cela il suivait d'une manière exclusive l'autorité de Hobbes, et la suivait au point d'aboutir, sans se préoccuper de la doctrine cartésienne, à deux conséquences formelleinenl opposées aux principes de

Descartes.

La première, qui eut justement bientôt 2 pour effet d'éveiller son attention sur la fausseté des principes de Vlhjpolhesis, était que. à ne considérer dans le mobile (|uc sa vitesse, même si les conatus se compensent dans le choc plus qu'ils ne se détruisent, il ne s'ensuit pas moins ({u'ils s'ajoutent ou se retranchent comme de pures quantités el que si lorsqu'ils s'ajoutent, la vitesse totale ne peut jamais s'accroître, en revanche lorsqu'ils se retranchent elle ne saurait manquer de diminuer toujours.

L'union des conatus qui se compensent ainsi dans chacun des mobiles n'empêche donc pas du tout, mais au contraire entraîne, dans tous les cas de concours et de composition, une perte de vitesse qui ne peut manquer de tendre à l'extinction totale du mouvement dans le monde. Et c'est pourquoi Leibnitz, non seulement en 1689, dans le Phoranomus, où il juge ce résultat inadmissible, mais déjà dans un fragment écrit vraisemblablement Bans le même temps 3 que VHypothesis, où il en lire au contraire l'occasion d'attribuer à l'esprit la cause du mouvement*, exprimait formellement l'opinion que, dans la nature, le mouvement diminue, el même que le choc et la compositii>n du mouvement fait tendre tous les corps vers un état

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