‹ Études d'histoire des sciences et d'histoire de la philosophie [microform]Chapitre 237 sur 319 · Cf. § 7, 183, la définition de la philosophie par Hobbes · texte numérisé non relu

Cf. § 7, 183, la définition de la philosophie par Hobbes

3. Rapprocher de ceci la théorie ingénieuse de Poincaré sur les liypothèses physiques en tête de l'Optique.

ÉTUDES d'histoire DE LA PHILOSOPHIE.

mier état et la première condition de Téconomie du

monde ?

Ainsi, dès cette première période de sa pensée philosophique, si Leibnitz est encore bien loin de cette vue protonde qui lui fera chercher les i'ondemenls et les lois du monde phénoménal dans les lois plus profondes d'un monde réel dont le premier n'est rien que l'apparence, et s'il se contente de rattacher à la pratique (praxin Dei geometrisantis) d'un Dieu transcendant le monde réel du mouvement mécanique, il se sent cependant déjà tenu de chercher les fondements du mécanisme dans un principe supérieur au mécanisme même. Et c'est d'une part en approfondissant le sens de cette nécessité, et de l'autre en corrigeant sa Théorie du mouvement abstrait, qu'il aboutira enfin à la forme supérieure de son dynamisme philosophique. Le grand intérêt de la Theoiia motus concreli est de montrer le point de départ de ce développement de la pensée de Leibnitz.

On ne peut donc point reprocher à Leibnitz d'être parti de certains postulats pour expliquer les lois du mouvement concret, puisque c'est la condition môme de toute explication mécaniste du monde de ne pouvoir s'édifier et de ne pas même pouvoir commencer sans en imaginer quelques-uns et sans en partir. On peut se demander seulement si l'hypothèse d'un fluide primitif remplissant tout l'espace était préférable de tous points, par la simplicité et la fécondité, à l'hypothèse alomistique, quand ce n'est point seulement quelques différences en petit nombre qu'il requiert dans le monde dès l'origine, mais des différences nombreuses et en elles-mêmes injustifiées, telles que celles non seulement de la cohésion du soleil et de la terre, sans parler de l'éllier, mais en outre des quatre éléments, dont la distinction reste vague et indécise *. Et en tout état de cause, ce qu'il faut lui reprocher, c'est, alors môme qu'il se proposait d'expliquer mécaniquement et géométriquement

Page 1