‹ Études d'histoire des sciences et d'histoire de la philosophie [microform]Chapitre 243 sur 319 · Uniimquodquc corpus suis limitibus contiii<>batur. Ibid · texte numérisé non relu

Uniimquodquc corpus suis limitibus contiii<>batur. Ibid

142 ÉTUDES d'histoire de la philosophie.

de mouvements conspirants, qu'allail-il advenir de cette matière première où il voyait encore, dans la lettre à Thomasius, une autre condition de Texistence dos corps / bi d'un corps en repos, ou mtMne qui, après avoir été mû, retomberait à l'état de repos absolu, il est en droit de dire qu'il n'est rien, dès lors qu'il ne différerait en rien de l'espace ^ ide \ à plus forte raison le peut-il dire aussi de la matière première, avant l'apparition du mouvement ; et de fait il écrit vers 1670 : « Materiam primam si quiescal esse nihil ^, » Or, il est de l'essence de la matière première d'être en repos, puisqu'alors môme qu'elle posséderait cette forme de l'impénétrabilité que lui reconnaissait, sous le nom d'antilypie, la lettre à Thomasius, et qui, n'étant rien d'autre que la possibilité d'être mue ou la mobilité 3, est antérieure au mouvement, il serait contradictoire -qu'elle la tînt du mouvement. Elle n'est donc, à vrai dire, rien d'autre que l'espace vide, et on ne sait même plujs ce que serait en elle cet acte entitatif * ou celle aniilypia que lui avait naguère atlribuée Leibnitz. Car ce qui n'est point mû, d'après les propositions fondamentales de VHijpothesis, ne possède nulle puissance, pas môme la puissance de résister au mouvement : « nain si corpus molum impingat in quiescens, totum per{orabil sine uUa refraclione, etsi impingcns arenacei giani magniludine, recipiens mille leucarum crassilie esset^. » D'impénétrabilité, la matière première ne pourrait donc posséder que celle qui appartient à l'espace vide lui-même et qui se résout chez ce dernier dans Textériorité tout idéale de ses parties (« partes extra partes ») ; et si d'elle on peut dire, pour rappeler avec Leibnitz « quod quidam scolastici obscure dixere », qu'elle ne saurait tirer une existence quelconque que de la forme et par conséquent

1. «< Et inveni corpus quiescens nullum esse, nec a spatio vacuo differre. » Gehr., Phil, I. A Arnauld, p. 71.

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