‹ Études d'histoire des sciences et d'histoire de la philosophie [microform]Chapitre 248 sur 319 · Gerh., PhiL, I · texte numérisé non relu

Gerh., PhiL, I

ÉTUDES D'iIISTOlRt: DE LA PHILOSOPHIE.

nature requièrent l'existence de principes métaphysiques et y sont comme suspendus. Abandonner les premiers, ce serait, à ses yeux, non point fortifier, mais ruiner les seconds, et nous savons avec quel zèle il embrassa les principes de cette « philosophiam hodiernam a Galilaeo, Bacono, Gassendo, Cartesio, Hobbcsio, etc., emendatam 1 », tant il était convaincu, selon les belles paroles de Bacon qu'il rappelle, « philosophiam obiter libatam a Deo abducere, penilus haustam reducerc ad eumdem* ». Kl le fait est, si l'on voulait lui faire à lui-même l'application de ces paroles, qu'on le vit, dans cette période de sa vie qui nous occupe, approfondir d'autant plus la nature non seulement de Dieu, mais de l'esprit en général, qu'il allait plus avant, par des progrès successifs que nous avons marqués, dans la connaissance des lois et des principes du mouvement.

Tant qu'il n'essaye point, comme dans VlJypolhcsis, de constituer la science du mouvement et d'en approfondir les lois et les principes, et tant qu'il se contente d'affirmer que dans la nature tout s'explique par la grandeur, la figure et le mouvement, sa doctrine se réduit à chercher par delà la grandeur, la figure et le mouvement des atomes, et par delà le mouvement, quand le mouvement sera devenu à ses yeux le principe de toute détermination de grandeur et de figure, la cause première de tous les mouvements qui se produisent dans la nature ou le premier moteur. Mais du premier moteur tout ce que nous savons, c'est que n'étant point le mouvement, puisqu'il en est la cause et qu'il n'appartient point au mouvement d'être cause de soi, il reste, s'il existe, qu'il en soit différent; et comme en dehors de ce qui est mû, ou du corps, nous ne pou\ons convenir d'autre existence que celle de l'esprit 3, il reste que le premier moteur soit une

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