‹ Études d'histoire des sciences et d'histoire de la philosophie [microform]Chapitre 314 sur 319 · Voir Herrr.anTi Cohen, op. dt., chap. xn · texte numérisé non relu

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LES PRINCIPES DE L ENTENDEMENT PUR

de la masse qu'elle est la substance du mouvement, mais simplement qu'elle est un invariant et un facteur parmi d'autres facteurs dynamiques du mouvement. Les progrès de la science nous semblent au contraire avoir donné à la définition kantienne de la substance une satisfaction complète que Kant assurément n'avait pas pu prévoir. La notion de l'énergie, dans l'énergétique contemporaine, répond en effet de tous points aux exigences du Grundsatz kantien : l'énergie est vraiment, comme on disait au XVII* siècle, la quantité qui se conserve ; mais en même temps elle est ce qui subit de perpétuelles et incessantes fiansformations ; elle est ce qui persiste et à la fois se transforme, ce qui est toujours autre, et en même temps toujours le même ; et à sa substantialité parfaite elle doit sa valeur objective, à laquelle n'est nullement comparable la relativité de la masse, qui est un abstrait, et qui, comme on l'a montré, n'est concevable pour l'esprit que par la corrélation qui l'unit au concept de la force, relative comme elle.

De même ce n'est que d'une manière tout à fait approximative et presque inexacte que les lois ordinaires du mouvement illustrent dans la nature le « principe » de causalité. Le caractère essentiel de la causalité, d'après les développements de la « deuxième analogie », n'est pas équivoque un seul instant : c'est 1' « irréversibilité » des séries phénoménales déterminées comme séries causales. Or le mouvement n'est nullement irréversible de sa nature, ainsi que Font prouvé les critiques récentes des doctrines strictement mécanistes. Au contraire les changements réels, qui tous se ramènent pour l'énergétique moderne aux variations dans un sens rigoureusement déterminé d'une ou de plusieurs formes de l'énergie universelle, sont définis par le physicien moderne comme irréversibles, et comme entièrement déterminés dans tous leurs éléments par la loi dite de la dégradation de l'énergie: Avant que l'énergétique eût établi ce second principe, personne, dit Ostwald i, n'était

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