‹ Études d'histoire des sciences et d'histoire de la philosophie [microform]Chapitre 53 sur 319 · Lofiica, I · texte numérisé non relu

Lofiica, I

3. « Postquain ad corpus aliquod appropinquatum est, ad percipiendum motum et incessum ejus, distinpuimus ipsuni ab arbore, a columna et ab aliis certis corporibus deflxis, unde incessus ille proprietas ejus est, quippe animalium proprius, quo a cœteris corporibus distinguitur. » Logica, I, § 4.

Voyez pour tous ces rapports du corps et de l'accident le chapitre très important du De Corp., II, \tii.

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qu'en dernière analyse la philosophie doit aller des termes les plus généraux (au point de vue de l'extension) aux termes de plus en plus particuliers (en ce sens qu'ils s'appliquent à un nombre d'êtres toujours plus restreint) jusqu'à ce qu'elle ait fait la synthèse de toutes les qualités générales capables de caractériser en se groupant toutes les individualités réelles que nos sens perçoivent. N'est-ce pas là ce que se proposait Descartes ? Et Aristote lui-même ne considérait-il pas que la science, en partant des catégories les plus hautes, tend à se rapprocher de plus en plus des individus, sans être capable toutefois d'aller au delà des plus basses espèces (« infîmae species ») ? car il n'y a pas de science de l'individu, llobbcs est ici d'accord, peutêtre sans le savoir et sans le vouloir, avec Aristote et Descartes, qui construisent le monde avec des concepts ; et sa pensée n'est pas essentiellement différente de celle des idéalistes.

Mais arrivé à ce point, Hobbes passe d'un seul coup, par une affirmation métaphysique qui ne paraît pas essentielle à son système, au matérialisme proprement dit. A la question qu'il se pose en premier lieu : Quel est le plus général des objets de la science ? il répond dogmatiquement : C'est le Corps i. Il établit encore dans la Logique que s'il n'y a pas de philosophie en dehors des objets dont on peut expliquer la génération, il n'y a pas d'explication qui n'implique l'analyse, pas d'analyse qui n'implique la composition, pas de composition qui n'implique une nature corporelle 2. Au fond, Hobbes se laisse dominer en coXie circonstance par un préjugé accepté de tous ses con-

Lévi^thaZ?^'^^'"'''"^ ''"^"' subjectoruni scientiae est corpus. « i. « Subjeclum Philosophiae, sive materia circa quam versatur €s corpus omne cujus generatio aliqua concipi, et cujus coiuparatio secundum ullam ejus considerationem institui potest • sive m quibus compositio et resolutio locum habet, id est omne corpus quod gcnerari vel aliquam habore proprietatem intelligi potest » LoQxca, I, § 8.

II faut rapprocher de ce passage l'opinion de Platon, que tout ce qui a été engendré est corporel. Voy. Timée.

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lemporains, à savoir qu'il n'y a pas de qualités sans ua support, sans un subslralum qui en fait l'unilé, sans une substance ; d'autre part, si les objets se diversifient à l'infini dans la réalité sensible, c'est seulement lorsqu^on le» voit du dehors ; la science, qui s'efforce de les pénétrer, retrouve entre eux des ressemblances, une communauté de nature, une unité profonde : par conséquent au-dessous des qualités multiples, Hobbes prétend saisir un substral qui les soutient, une unité qui explique leurs rapports, en un mot une substance unique, qu'il appelle lo Corps *. Le substantialismc de Hobbes diffère radicalement de celui de Descartes ; mais, en tant que substantialismc, il le vaut.

Cette affirmation, très importante en ce qu'elle décide de la métaphysique de Hobbes et de l'unilé de sa philosophie, ne l'est pour ainsi dire plus du tout lorsqu'il s'agil de passer à l'édification de la philosophie naturelle : la substance corporelle est si absolument un néant, qu'elle n'est en soi l'objet d'aucune science particulière : pour devenir objet d'une science, le corps doit revêtir au moins deux propriétés, deux accidents, pour parler le langage de notre philosophe; n'est-ce pas dire en quelque sorte que le déterminé seul est connaissable ? et y a-t-il loin de cette proposition à cette autre : la détermination (c'est-à-dire la qualité) seule est cormaissahle ? c'est presque dire : seule existe. Sans doute Hobbes ne soupçonne! et n'exprime nulle part ces équivalences ; mais, de fait, la première de toutes les sciences en généralité est, dit-il, celle qui a pour objet le plus général de tous les êtres, à savoir le CorpSy inséparable de ses deux accidents essentiels : la grandeur ai le mouvement {magnitudo et motus)^. Et le caractère

1. Voici la définition du corps : « Corpus est quidquid non dependens a nostra cogitatione cum spatii parte aliqua coïncldit vel coextenditur. » Ib. II, eh. vm, § 1.

Suivez dans le môme chapitre les rapports de la substance corp9 et de l'accident. Cf. Lange, Ilist. du matérialisme, I, p. 256.

2. Generalissimum autem subjectorum scientiae est corpus, cujus^ accidentia duo sunt Magnitudo et motus. » Léviathan, I, ix.

Cf. Sectio prima : De Corpore, II, ch. vni, § 3.

Le passage du Léviathan est formel ; pourtant, dans le De

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le plus universel qui soit accessible à l'esprit, ce n'est pas ie corps : ce sont la grandeur et le mouvement, accidents purs, qualités, généralités pures, ou, en dernière analyse, conceptions pures.

La grandeur et le mouvement sont les premiers objets que puisse atteindre la science en parlant de la plus haute généralité ; et la partie de la philosophie qui étudie leur essence porte le nom de Philosophie première ^. Ce sont les accidents essentiels du corps, c'est-à-dire ce sans quoi le corps serait absolument inconcevable 2, ce sans quoi il cesserait d'être.

Espace, — On peut concevoir l'espace de deux manières : il est réel, ou il est imaginaire. Il est réel, quand il est réellement occupé par un corps ; et, dans ce cas, il est un accident du corps : c'est l'extension du corps, la grandeur (magnitudo) du corps ; — il est imaginaire, quand l'esprit fait abstraction des êtres eux-mêmes ; et il en peut faire abstraction en imaginant que tous les corps de l'univers soient détruits ; or, s'il en conserve seulement le souvenir ou l'image, et si, sans tenir compte des autres déterminations des corps, il considère simplement qu'ils existaient en dehors de lui-même, il acquiert la conception de Vespace imaginaire, qui n'est pas autre chose qu'une image (phaniasma) ^ ; — c'est donc l'image d'une chose existante, considérée en tant qu'elle existe en dehors de l'esprit (extra

Corporc, II, vu, § 3, Vétcnduc et la figure sont données comme les deux seuls accidents permanents du corps, qui ne peuvent disparaître sans que le corps lui-même disparaisse. « Tous les autres accidents, comme le repos, le mouvement, la couleur, la solidité, etc., peuvent changer, tandis que le corps persiste ; ils ne sont donc pas eux-mêmes des corps, mais seulement les modes sous lesquels nous concevons le corps. » Voyez Lange, Hist. du matérialisme, I, p. 25C-257 sqq.

1. « Illud ergo quod quaeritur primo a Philosopho circa hoc subjeclum est quid sit Motus et quid sid Magnitudo. Et philosophiae pars haec appellari solet Philosophia prima. » Léviathan, I, ix.

2. « Et recte quidem, nisi quod quaedam accidentia abesse a corpore sine inleritu ejus non possunt, nam corpus sine extensione aut sine figura omnino concipi non potest. » De Corpore, part. II, ch. viii, § 3.

3. « Jam si meminerimus, seu phantasma habuerimus alicujus rei quae exsliterat ante suppositam rerum externarum sublatiowra.

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imaginanlem), ou simplement en tant qu^cllc existe : car un objet n'existe réellement qu'à la condition qu'il subsiste par soi en dehors de l'esprit qui le perçoit i. Ainsi, à l'espace réel, ou extension des corps, s'oppose l'espace imaginaire, qui n'est que l'image du premier dans l'esprit ; à la grandeur (réelle) du corps, s'oppose le lieu (imaginaire) du corps, qui pourrait devenir le lieu d'autres corps de même grandeur ». En résumé, le même lieu peut donc contenir tous les corps successivement, et Vespace pourrait être déOni la place possible des corps ».

(Ce point est important : car il explique V commenl Hobbes considère la notion d'espace comme tirée de Texpérience; c'est la trace laissée dans l'imagination par les corps dont toutes les autres qualités s'évanouissent peu ti peu; 2^ comment l'espace imaginaire, bien que tiré de Texpérience, prend, en devenant une image de l'esprit, des caractères qui lui sont propres ; 3** comment l'esprit a une tendance, capable de l'induire en erreur, à appliquer à l'espace réel, c'est-à-dire au monde des corps, les caractères qui sont propres à l'espace imaginaire.)

L'espace imaginaire, notion ou image de l'esprit, acquiert des caractères spéciaux qu'il n'est pas toujours juste de transporter à l'espace réel, c'est-à-dire au monde ; c'est ainsi, dit Hobbes, que queU|ues-uns concluent (d'une manière illégitime, selon lui) de l'infinité de l'espace à l'infinité de l'univers, de l'unité du premier à l'unité du second *

nec considerare velimus qualis ea res erat, scd siniplicilcr quod erat extra animum, habemus id quod appellamus spatium, imaginarium quidem, quia merum phantasma^ sed tamen illud ipsum quod ab omnibus sic appellalur. » De Corpore, II, vu, § 2.

1. « Spalium est phantasma rei existenlis, qualenus existenlis, id est, nullo alio ejus rei accidente consideralo praelerquam quod apparet extra imaginanlem. » De Corpore, II, vu, § 2.

2. « Extensio corporis idem est quod magniludo ejus, sive id quod aliqui vocant Spatium realc ; magnitudo autem illa non dependet n cogitatione nostra, sicut spatium imaginarium, hoc enim illius effectus est, magnitudo causa ; hoc animi, illa corporis extra animum existentis accidens est. » De Corpore^ II, viii, § 4.

3. « Nemo enim spatium ideo esse dicit quod occupatum jam sit, sed quod occupari possit. » De Corpore, II, vn, § 2.

4. C'est probablement à la doctrine de Descaries qu'il est fait allusion ici.

Voyons donc quels sont les caractères propres de l'espace

imaginaire : .

V L'espace exprime la possibilité de 1 extension de^ corps, comme il a été vu plus haut ; c'est là son essence, qui pourrait servir à le définir.

2*» L'espace a trois dimensions, sans la réunion desquelles il ne pourrait être conçu. Toutefois l'esprit est capable de les séparer les unes des autres par abstraction, et pourrait les engendrer par un procédé tout philosophique qui lui est propre. Si l'esprit fait abstraction de la grandeur d'un corps qui se meut (quoiqu'un corps dans la réalité soit inséparable de sa grandeur), le chemin qu'il parcourt est la ligne, « dimensio una et simplex » ; c'est la longueur « longitudo », et le corps sans grandeur, qui Ta décrite, est appelé point. Une longueur pure engendre une surface, et toutes les lignes décrites par chaque point de la ligne originelle, qui n'était que longue, tracent la seconde dimension ou largeur. Enfin une surface engendre en se déplaçant le volume ou solide qui a une troisième dimension, la pro[ondeur^.

Celte possibilité de construire les trois dimensions de Tcspace et en général les figures idéales de la géométrie par les seules forces de l'esprit, a sans contredit été comprise de Hobbes : il y insiste en plus d'une occasion, et trouve en ce caractère qui appartient exclusivement à la

1. « Si corporis quod movelur magniludo (etsi semper aliqua sit) nulla considerclur, via per quam transit, linea, sive dimensio una et simplex dicilur, Spalium aulem quod transit Longitudo, ipsumque corpus Punclum appellalur ; eo sensu quo Terra punctum, et via ejus annua linea Ecliplica vocari solet. Quod si corpus quod movelur considerclur jam ul longum, alque ila moven supponalur ut singulœ ejus parles singulas lineas conlicere mlelligantur, via uniuscujusque partis ejus corporis Latitude, spatium quod conflcilur Superficies vocalur, conslans ex duplici dmiensione Latitudine et Longitudine, quarum altéra lola ad allenus partes singulas sit applicala. — Rursus si corpus consideretur ut habens jam supcrficiem, et ita intelligatur moveri ut singulœ ejus partes singulas conficianl lineas, uniuscujusque partis via corpons lUius Crassities seu Prolonditas, Spalium quod conlicilur Soltdum vocalur, conOalum ex dimensionibus, tribus quarum quœlibet duae totae applicanlur ad singulas partes lertiœ. » De Corpore, II, vin, I 12.

ÉTUDES d'histoire DE LA PHILOSOPHIE.

science de Tespace la principale origine de la rigueur des démonstrations géométriques ; c'est parce que nous créons les figures par un effort propre de notre esprit que nous sommes capables de trouver dans leur construction même ou « génération » la raison de leurs propriétés *, et c*est là l'explication philosophique par excellence et l'essence même de la démonstration. Démontrer, en effet, c'est dépasser le ^Tt pour atteindre le 8i6ti ; c'est montrer le lien nécessaire de l'effet et de la cause, c'est rendre raison de celui-là par celle-ci : or, pour bien dire, rien n'est en géométrie dont on ne rende ou dont on ne puisse rendre raison ; rien n'est qui ne découle nécessairement de la construction de la figure et qui n'y soit inhérent comme un accident propre et essentiel ; « nam in sermone malhematicorum non esse, et non proprie esse, idem suni *. »

Toutefois, Hobbes ne reste pas fidèle jusqu'au bout à cette théorie qui seule est pourtant capable de conserver à la géométrie son exactitude et sa rigueur. Il faut se souvenir que la science, après tout, part de données qui sont ou doivent être les représentations exactes des êtres, et que, tout particulièrement, la notion de l'espace, ou l'espace imaginaire a eu son origine empirique dans les perceptions accumulées des grandeurs réelles ou des corps. Or ce n'est que par abstraction que l'esprit peut en un corps « faire abstraction » de la grandeur, en une surface de l'épaisseur, en une ligne de la longueur el de la largeur ; et l'abstraction n'est, après tout, que division et soustraction, œuvre non des mains agissant sur les choses, mais de l'esprit agissant sur des conceptions 3 ; l'abstraction

l.« Quum enim causae proprietalum quas habenl singulae figurae fnsint in iUls quas ipsi ducimus lineas ; generationesque ligurarum ex nostro dependeant arbitrio ; nihil ampliiis requiritur ad cognoscendam quamlibet ligurae propriam passionem, quam ut ea omnia consideremus quae consequuntur constructionem quam in delineanda flgura ipsi facimus. Itaque ob hanc rem quod liguras nos ipsi creamus, contigit Geomelriam haberi et esse demonstrabilem. » f volume, 2* section, De Homme, ch. x, § 5.

2. 2* volume, page 28. Examin. et emendalio Math. hod. ; Dial. I.

3. « Divisio non manuum, sed mentis opus. » De Corpore^ part. II, ch. VII, § 5. i

peut donc bien en une ligne par exemple ne tenir compte que de la longueur et négliger la largeur et l'épaisseur ; mais elle ne peut pas faire qu'une ligne ne soit que longue, sans largeur ni épaisseur ; elle ne le peut ni à l'égard de la ligne réelle, prototype de toutes nos conceptions de la ligne, ni à propos de la ligne imaginée ou conçue, l'image n'étant, comme nous le verrons plus tard, qu'une copie affaiblie de la sensation. Par conséquent, pas de surface qui n'ait quelque épaisseur *, pas de ligne qui n'ait quelque largeur et quelque profondeur ; pas de point qui n'ait les trois dimensions, aussi petites d'ailleurs qu'on voudra les imaginer. Hobbes s'efforce de trouver des démonstrations d'un caractère rigoureux pour établir cette dernière thèse. Il serait trop long et très inutile de les passer en revue ; contentons-nous d'un exemple, relatif au point. La définition d'Euclide : « Punctum est cujus nulla est pars », est acceptable à la condition qu'on l'entende ainsi : le point est indivisé, et indivisible en acte, mais non indivisible en puissance ; autrement le point absolument indivisible ne serait pas une quantité, il ne serait rien ; la véritable définition du point est donc celle-ci : « Punctum est corpus cujus non consideratur ulla quantilas. » Voici une preuve que le point sans quantité ne répondrait pas, d'après Hobbes, à ce qu'en pensent les géomètres : soit une ligne droite AB partagée par le point I en deux parties égales

AC, BC" ; car les deux i)orlions de ligne ne sont distinctes qu'autant qu'elles ont chacune deux extrémités qui leur soient propres. A, C ; C", B. Or si le point I n'avait

1. Il existe pourtant un passage où Hobbes paraît approuver d'une manière formelle la définition euclidéenne de la surface. On lui propose la définition suivante, qui est d'Euclide : « Superficies est quae longiludinem et latitudinem tantum habet ; » et Hobbes répond : « Bona (delinitio) est. » — C'est qu'en effet le géomètre ne tient visiblement compte dans la mesure des surfaces que de la longueur et de la largeur ; et l'un de nos sens, la vue, ne saisit que deux dimensions de l'espace.

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aucune quantité, il en résulterait que la ligne BC serait é-alc à la ligne BC", ce qui est faux manifestement : on en conclut que le point I a une quantité et qu'il est la réunion des points I, C, C" ; ce qu'il fallait démontrer. Malheureusement, le cercle vicieux est évident ; car la distinction des points C C" et I dans la démonstration prouve que 1 esprit est guidé' par une croyance à la divisibilité à l'infini de tout élément linéaire, si petit qu'on le suppose ; et la divisibilité à l'infini, d'autre part, suppose que le point n'est pas autre

chose qu'une limite i.

Complétons les indications qui se rapportent à cette partie en rapportant ici la définition que Hobbes donne de la ligne droite : c'est celle dont on ne peut pas comprendre que les extrémités puissent être éloignées par la traction*.

En résumé, Hobbes eut un sentiment très vif des conditions de la démonstration géométrique ; il les aperçut dans la nécessité pour l'esprit de partir de la construction idéale des figures pour expliquer leurs propriétés, lesquelles par essence sont nécessaires, et ne peuvent pas ne pas être nécessaires ; mais l'esprit empirique et matérialiste de son système l'oblige à soutenir des thèses directement contraires à celle qui précède, et à altérer la rigueur et la pureté des définitions de la géométrie : et ce qu'il y a de plus remarquable dans celte tentative de notre philosophe, c'est l'effort qu'il fait pour démontrer que la géométrie ne serait pas ce qu'elle est, si le point par exemple n'était pas considéré comme ayant trois dimensions, et si, d'une manière générale, les notions géométriques n'étaient pas directement déduites de l'expérience 3.

3** L'espace (imaginaire), d'une part, est inlini ; et, d'autre part, toute partie déterminée de l'espace est divisible à l'infini.

1. Voyez 2* volume. De principiis et ratiocinatione Geomeirarum^ ch. m. De termine.

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