PREFACE
un essai de généralisation qui, en ce moment, serait prématuré. Il en est autrement de l'Egypte sur laquelle nous sommes beaucoup mieux renseignés soit parles témoignages des auteurs anciens, soit par les actes et pièces originales qui nous sont parvenus en grand nombre, et dont l'interprétation n'offre plus aucune incertitude. Nous passons ensuite aux Juifs, dont la législation civile n'a pas toujours été bien comprise. La loi de Moïse nous conduit à celle de Mahomet, qui en dérive, et qui, après s'être étendue sur une grande partie du monde, entre aujourd'hui partout en contact et en lutte avec le droit européen.
Celui-ci a son t^^pe le plus ancien dans Pinde.
C'est des plateaux de la Haute-Asie que sont descendues nos langues modernes, en passant par le sanscrit et le zend pour aboutir d'une partau latin et au grec, d'autre part au slave, au Scandinave, aux dialectes celtiques et germaniques. Le droit a parcouru le même chemin. Depuis les Codes brahmaniques et l'Avesta on le suit à la trace jusqu'aux extrémités de l'Europe, on le reconnaît, ainsi que les idées dont il est l'expression, dans les coutumes de l'Arménie et du Caucase, dans les livres judiciaires écrits au Moyen âge pour la Russie ou la Suède, pour la Norvège ou l'Irlande. On en voit encore des vestiges dans des lois rédigées au xviii'^ et même au xix® siècle pour la Géorgie et le Monténégro.
Les lois des barbares, rédigées du v® au ix" siècle, ne pouvaient être passées sous silence dans