‹ Études d'histoire du Moyen Âge, dédiées a Gabriel MonodChapitre 250 sur 340 · Calisse, I prefetli di Vico., p · texte numérisé non relu

Calisse, I prefetli di Vico., p

5. Ceci n'est qu'une hypothèse; peut-être d'ailleurs sommes-nous en présence d'une circulaire.

3 (fol. 225). Ordre [a une ville; il s'agit probablement d'une circulaire adressée aux communes de l'Etat pontifical] de prêter mainforte à un châtelain que le pape a chargé de garder les routes, ne pateat per terram Ecclesie iransitiis volentibus in regnum Sicilie pro siicciirsii persécutons ejusdem Ecclesie se transferre.

4 (fol. 228 Y°). Circulaire aux habitants de l'Etat pontifical, quaiinus a nemine contra predictam Ecclesiom seu regeni aut alias personas in qaibus nos vel eiimdem regem credereiur offendi qiievis recipere stipendia qiioquomodo présumant.

Ces trois bulles, qui donnent à Charles d'Anjou le titre de roi, sont donc postérieures au 28 juin i265. Les n°^ 2 et 3 font certainement allusion àManfred. J'en rapproche le n° 4 tout en reconnaissant qu'il n'y a aucune raison intrinsèque décisive de ne pas l'attribuera l'époque de l'expédition de Conradin.

C'est en décembre 1265 qu'il faut placer :

5 (fol. i54 v°). Lettre par laquelle le pape remercie des croisés qui ont entrepris de défendre le Saint-Siège et la liberté ecclésiastique; leur témoigne sa joie de les savoir arrivés dans la Marche, où ils ont provoqué la soumission de plusieurs villes. — Il s'agit évidemment de l'armée de Charles d'Anjou qui traversa la Marche d'Ancône dans la seconde moitié de décembre 1265 '.

Je ne mentionne que pour mémoire quelques pièces qui suivent immédiatement la bataille de Bénévent : 6 (fol. 25 1), lettre de félicitations de Clément IV à Charles d'Anjou ; 7 (fol. 25 1 V^) lettre de Clément IV à Viterbe pour lui annoncer qu'il retarde son arrivée ; 8 (fol. 2 5o v'') lettre de félicitations d'un personnage de la cour pontificale à Charles d'Anjou, parce que M. Simonsfeld les a déjà publiées'. Mais il conviendrait d'y joindre 9 (fol. 2 5o) ; le pape annonce aux chrétiens de Terre Sainte la victoire de Charles d'Anjou et leur promet un prompt secours ; il fait allusion à une autre lettre qu'il leur avait écrite très peu avant la bataille de Bénévent, et que j'ai publiée ailleurs d'après la collection de Bérard de Naples -\ Cette bulle est intéressante en ce qu'elle montre, avec quelle persistance (et quelle sincérité, semble-t-il) Clément IV présentait la conquête de Sicile comme la préface d'une intervention énergique en Terre Sainte. On voit d'ailleurs, par plusieurs pièces du formulaire de Richard de Pofi, que Clément IV s'efforça de diriger sur l'Orient une partie au

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