ittotia di Viterbo, p
ante assumptum Urbis regimen te paternis exortati fiiinms affectibus, iiique nostras exortationes dévote suscipiens ad illas tanquam vir catholicus respondisti. » C'est la preuve que le pape (comme Font déjà conjecturé Hampe et del Giudice, contrairement à Schirrmacher '), n'avait nullement vu d'un mauvais œil l'élection de Henri de Castille, en qui il n'avait pas de raison de redouter d'avance un ennemi.
Mais le sénateur, entraîné par les nécessités de sa situation, ne tint aucun compte des ordres du pape. Il renouvela au contraire ses tentatives, non seulement dans le Patrimoine et la Sabine, mais en Campanie ; il essaya de faire revivre un ancien traité par lequel les habitants d'Anagni s'étaient engagés a faire juger leurs procès au Capitole, et à fournir des vivres aux Romains toutes les fois qu'ils feraient une chevauchée en Campanie. Ce fait est rapporté dans une bulle de Clément IV, du 6 août 1267 -, par laquelle ce pape relève les habitants d'Anagni de leurs engagements ; une autre bulle, adressée sur le même sujet à Henri de Castille, se trouve dans notre formulaire : 15 (fol. 227 v°).
"Vers le même moment, le pape écrivit au sénateur (16 ; fol. 228 v°) pour lui demander de châtier des traîtres au roi 'de Sicile], alors occupé au service de l'Église en Toscane, qui, avec le concours de quelques Romains, avaient occupé deux châteaux sur la frontière du royaume. Cette lettre est évidemment celle à laquelle Clément IV fait allusion dans une bulle du i3 août 1267 \ ce qui fournit une date approximative. « Non levé tuam decet ferre prudentiani, écrit le pape, sed moleste, ciim rex offendatur, vel aliquibus injuriis provocatur, cujus offensas et injurias tam ratione sanguinis quan\ anioris qui vos duos ununi efficiunt teneris proprias reputare. » Il n'est pas indilTérent de voir, à cette date encore, Clément IV parler dans ces termes de l'étroite union des deux cousins. Il est clair que la brouille entre Henri de Castille et Charles d'Anjou, qui devait les mettre face à face à Tagliacozzo, n'était pas encore un fait accompli '. Les historiens en ont jusqu'ici recherché l'origine très haut, pour en attribuer toute la responsabilité à Charles d'Anjou. Les documents conservés par Richard de Pofi donnent une impression un peu contraire. De même