Jusserand^ William Langland, p
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gens de loi qui avaient soutenu les propriétaires fonciers et les capitalistes pendant la crise des salaires, et qui avaient appliqué avec une atroce rigueur le statut des travailleurs?
Le dernier sermon de ce recueil est construit sur le texte : « Quomodo stabit regnum. » Il date éviden:iment d'une époque où le mouvement lollard était commencé, car l'auteur déclare, non sans amertume, que des hommes simples d'esprit, des femmes, des laïques grossiers, enseignent maintenant l'Evangile et sèment la parole de Dieu'. Le prédicateur commence par indiquer nettement les devoirs des diverses classes, les obligations du serf et de son maître, du prélat et du chevalier". Il se demande ensuite si ces obligations sont bien remplies; mais il réserve tous ses reproches aux puissants et aux riches. Comme le peuple d'alors, il se plaint de l'appauvrissement de l'Angleterre et du gaspillage scandaleux des finances royales -\ Il accuse lui aussi le clergé de mener une vie toute mondaine, et rappelle vertement à la réalité les prêtres qui, oubliant qu'ils sont seulement les « baillis du Christ » , considèrent les produits de leurs bénéfices comme leurs revenus personnels, et « quand une église vaut 40 livres, disent qu'ils ont un revenu annuel de 40 livres ^ » Il dénonce, enfin, l'iniquité des tribunaux civils et ecclésiastiques, la faiblesse et les contradictions de ces lois qu'on prétend imposer comme l'expression de la raison ; et il termine par cette phrase qui est peut-être une allusion à la révolte de i38i : « Et ainsi le soleil de l'esprit humain s'est obscurci, et la lune, qui est la volonté, s'est changée en tache de sang-. » Que ce sermon, plus caractéristique encore que les autres, soit antérieur, ou, comme il est probable, un peu postérieur à l'insurrection, il n'en
1. <i Ecce jam videmiis tantam disseminacionem E/vaungelii, quod siniplices viri et mulieres >i et in reputacione hominum laici ydiote scribunt et discunt Evaungelium, et, quantum possunt <i et sciunt, docent et seminant verbum Dei. Sed num quid taies senescente mundo elegerit « Deus ad confundendum superbiam sapientum mundanorum nescio. Deus scit. f> (F*^ '49)« L'auteur fait allusion, même f", à l'élection d'Urbain VI et au schisme.