L. Delisle, p. 229 ; Ant. Thomas, p
5. Le manuscrit Nouv.acq.fr. 1 409 vient de la bibliothèque de Charles V qui y a mis sa signature au fol. i65^°. Il avait été acquis, en 1822, pour la bibliothèque de la Chambre des députés.
444 CAMILLE COUDERC
La double et rapide comparaison à laquelle nous nous sommes livré, d'un côté, du Ms.fr. 19477 (Ms.de notre chronique) avec le Ms. fr. i7i8o(Ms. de la traduction de Bernard Gui), et de Tautre, du texte français du Ms. 17 180 avec le texte latin des Fleurs des Chroniques de Bernard Gui ' nous a permis d'arriver aux constatations suivantes : Les emprunts faits à notre chronique ne se réduisent pas à l'histoire universelle qui occupe les 2 3 premiers feuillets du Ms. 171 80; ils ont été continués dans tout le corps de la compilation, et plusieurs d'entre eux ont une certaine étendue ; on remarque, en outre, qu'ils ont été pris dans un manuscrit de la première rédaction ^ Quelques passages de cette compilation n'ont leur prototype ni dans Bernard Gui ni dans notre chronique. Dans plus d'un cas le texte de Bernard Gui n'a pas été traduit dans son intégrité mais seulement résumé.
M. AntoineThomas a donc eu raison d'appeler cette traduction une « sorte de plagiat. » Il nous a semblé que Bernard Gui avait été traité ici comme Vincent de Beauvais dans notre chronique, et nous nous sommes demandé s'il ne fallait pas attribuer les deux œuvres au même chroniqueur. Nous sommes malheureusement obligé de nous en tenir à cette interrogation. Les éléments de réponse que nous avons réunis sont encore trop incomplets et trop imparfaits pour que nous les fassions connaître. L'espace nous manquerait, d'ailleurs, pour les exposer ici.
En résumé, nous croyons avoir démontré, à propos de la chronique universelle qui fait le sujet de la présente étude : 1° qu'elle a été l'objet d'une double rédaction ; — 2° que la première de ces rédactions a été faite en 1 326 et I 327 et la seconde vers i33o; — 3° que cette chronique, qui n'est au fond qu'un manuel d'histoire universelle, a été composée sur l'ordre de Philippe de Valois ; — 4° qu'elle doit être attribuée à un religieux de Saint-Denis ; — 5° qu'elle a été insérée dans une compilation historique plus importante dont la plus large part est fournie par une traduction des Fleurs des Chroniques de Bernard Gui.
et avait reçu, dans cette bibliothèque, la cote E 169*^, sous laquelle M. Delisle et M. Thomas l'ont cité. Il a éiéréintégré dans les collections de la Bibliothèque Nationale, en décembie 1884.