‹ Études d'histoire du Moyen Âge, dédiées a Gabriel MonodChapitre 66 sur 340 · SERENA, D APRES LE D:.'TYQL!E DE MONZA · texte numérisé non relu

SERENA, D APRES LE D:.'TYQL!E DE MONZA

bourrelet on en voit un second présentant la même décoration de bandelettes, mais de diamètre plus petit. M. Jullian est, à ma connaissance, le seul archéologue qui décrivant ce diptyque ait soupçonné dans l'accoutrement de Serena une coiffure artificielle, une sorte de bonnet emboîtant le crâne et non un arrangement particulier de la chevelure ; il n'a pas, au reste, cherché à déterminer ce genre de coiffure, dont la connaissance exacte n'importait pas au sujet qu'il traitait. J'avoue que décrivant à mon tour ce monument ' j'ai pensé avoir affaire à une mode particulière imparfaitement traduite par le sculp-

I. Je relrouve la même méprise daiii le Dictionnaire des Antiquités grecques et roniaines de Saglio : « On peut voir ce que devinrent les hautes coiffures du v'^ siècle par la figure de Galla Placidia, sculptée sur le beau diptyque de la cathédrale de Monza, où les cheveux enroulés font l'effet de deux bourrelets superposes. » (Tome !<"■, 2^ paitie, v" Conta, col. iSyo,

fig. 1874).

LA COIFFURE DES FEMMES BYZANTINES

teur, partant devenue incompréhensible. Car, si je me rendais bien compte qu'il était possible de relever les cheveux tout autour de la tête, puis de les nouer sur le sommet, tout en les laissant assez lâches pour qu'en retombant ils forment un bourrelet autour du visage, qu'il était aussi possible d'en former un chignon de forme hémisphéritjue, je ne pouvais me rendre compte comment les bandelettes étaient entremêlées à la coiffure et repliées de façon à faire en (|uel(iue sorte partie intégrante de la chevelure.

Cette coiffure n'est pas une exception. Dans un monument appartenant au vi*^ siècle, la fameuse mosaïque de Saint-Vital de Réivennc

JULIANA ANICIA, d'aI'RES UN MANUSCRIT DE lA BIBI.IOTIIÈQLIE IMPERIALE

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