‹ Etudes d'histoire du moyen ageChapitre 321 sur 326 · Palacky, /. c · texte numérisé non relu

Palacky, /. c

6. A. Bachmann, Deutsche Reichsgeschichte unter Kaiser Friedrich III. und Max. I, I (Leipzig 1884). Le même, Briefe und Acten zur osterreichisch-deutschen Geschichte im Zeitalter Kaiser Friedrichs III. (F. rer. Austr., Dipl. et Acta, XL1V), Vienne i885, 69 et suiv., 90-1, ioa-3, 1 15-26, 261-2 ; Palacky, Le, 247, 249-50 ; Hœfler, Geschichtschreiber der hussitischen Bewegung in Bahmen, Vienne, 1866, 3 e partie, 2 2 3.

7. Dumont, Corps universel diplomatique, III, 254 et suiv., 257 et suiv. ; Hœfler, 2 1 1 et suiv.; Dubravius, Historia Bohemica, Francfort, 1687, 773. Cf. M -H. Richter, G. v. Podiebrads Bestrebungen um Erlangung der deutschen Kaiser krone, Vienne 1 863, in-8°.

8. Pour le mariage v. Teleki, Hunyadiak kora magyarors zagon t Pest 18S1, II, 4 et suiv. ; Kaprinai, Hungaria diplomatie a temp. Mathise de Hunyad, Vienne 1767, 450-1. Mathias était en guerre avec l'empereur.

9. Caro, Geschichte von Polen, V 1 , 171 et suiv.; Markgraf, 273 et suiv.; Palacky, dans les Fontes rer. Austr., Dipl. et Acta, XX, 2 36-8.

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la négociation délicate dont Marini fut chargé \ A Rome, il devait sonder les dispositions du pape et excuser le retard mis par le roi à Tenvoi de ses ambassadeurs solennels. Mais, à son arrivée, il apprit que les Wicleffites, sans distinction de rang, avaient été excommuniés. C'était un avertissement pour le prince hussite, qui devait se hâter de détourner les foudres pontificales en envoyant sa promesse d'obédience par une ambassade solennelle. C'est le conseil que donna le procurateur même du roi à Rome, Fantin de Valle (5 avril 1461) ; c'était aussi l'avis de Marini 2 , qui accompagna le pape pendant l'été aux bains deViterbe. Antoine affirmait que Pie II avait approuvé une interprétation des compactats rédigée par lui et qu'il soumet au roi ; il semble néanmoins n'avoir pas trop de confiance dans les sentiments du pape et de son entourage, puisqu'en même temps il imagine un projet relatif à la croisade, projet dont l'exécution dépendrait d'une ligue à conclure entre la Hongrie, la Pologne et la Bohême 3 .

Cédant aux avis de ses conseillers, le roi Georges se hâta d'envoyer à la Curie l'ambassade solennelle qu'on y attendait. Marini, qui n'avait pas quitté Rome 4 , en faisait partie. Les ambassadeurs firent leur entrée dans la ville le mercredi 10 mars 1462. Le 21 du même mois, ils prêtèrent le serment d'obédience au nom du roi et présentèrent au pape ses demandes : confirmation des compactats et permission de communier sous les deux espèces. Pie II, un restaurateur de l'ancienne papauté du moyen-âge, refusa net ces deux concessions, et il ne resta plus aux envoyés Bohèmes qu'à se retirer. Ils avaient complètement échoué dans leur mission.

Ils quittèrent Rome au mois d'avril, accompagnés par un nonce apostolique ; c'était le procurateur même de Podiébrad, Fantin de Valle 5 . Une diète fut convoquée, pour l'entendre, à la Saint-Laurent: le roi y fit en tchèque une déclaration de principes franchement hérétique et, comme Fantin lui adressa des remontrances assez vives, il fut jeté en prison et y resta six mois 6 . L'intervention de Louis de Bavière

1. V. H. Markgraf, Das,Verhœltniss d. K. Georg. v. Bahmen zu P. Piu$ Il ( 1462-4), dans les Forschungen zur deuischen Geschichte, IX.

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