‹ Etudes d'histoire du moyen ageChapitre 322 sur 326 · Palacky, /. c · texte numérisé non relu

Palacky, /. c

3. La lettre, publiée dans le Casopis cesk. Muséum, est résumée et analysée dans l'article de M. Markgraf, 270-1, ei dans Palacky, 214-5. Marini voulait profiter des circonstances pour faire des études à Florence ou à Bologne, ibid.

4. Le procurateur de la ville de Breslau parle, en février 1462, des mensonges «d'Antoine, son (du roi Georges) procureur et sollichateur. » Markgraf, Brcslaucr Correspondes, I, 18 février i 462.

5. Palacky, /. c, 268-9, 270-1; Dlugosz, Historia polonica, éd. de Leipzig, 1711, 294-5; Rinaldi, 1462,^ 14-24 ; Hcefler, /. c, pp. 211 et suiv.

6. Hœfler, /. c„ ; Bachmann, Urkunden und Actenstûcke zur ctsterr. Geschichie im Zeitalter K. Friedrich III. und Kœnig Georg von Bahmen (Font. rer. Austr. Dipl. et Acta, XLII (Vienne, 1879), Î49-5o; Palacky, 272-4, a8i. Cf. Dubravius, 775, 779).

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et même celle de l'empereur, qui accepta les secours de Podiébrad pour repousser son propre frère, l'archiduc Albert, par lequel il était assiégé dans Vienne, retardèrent pendant un temps l'excommunication dont il était menacé. Mais les habitants de Breslau furent pris sous la protection du Saint-Siège contre leur souverain hérétique, des révoltes furent fomentées parmi les catholiques du royaume '. Enfin, le 22 juillet 1465, le nouveau pape, Paul II, commençait l'instruction du procès intenté au « prétendu roi de Bohême » ; le 5 août, on lit son excommunication à Breslau 2 . Le roi Mathias de Hongrie se déclara prêt à servir l'Église contre ses ennemis, « Bohèmes ou Turcs» 3 . Une dernière intervention de Louis de Bavière fut inutile; on refusa à l'infidèle le titre d'empereur de Constantinople qu'il ne méritait pas 4 . L'Église avait définitivement rompu avec le roi de Bohême.

La situation était déjà fort compromise quand Marini revint de Rome (avril 1462). Cependant le roi Georges ne perdit pas l'espoir. Il avait l'énergie et son conseiller une imagination très féconde. Deux questions se posaient : comment pourrait-on concilier les prétentions du pape et la nécessité de rester fidèle aux compactats, et secondement, comment arriverait-on à rassembler, dans une union de paix, les princes de l'Europe, pour s'opposer aux empiétements des Turcs, d'un côté, du pape et de l'empereur, de l'autre 5 ? Marini, qui avait suggéré lui-même au roi ce dernier point, y répond très brièvement dans un autre opuscule, qu'il écrivit sans retard. En voici l'analyse, d'après une copie conservée à la bibliothèque royale de Munich 6 .

i. Theiner, Vetera monumenta Polonix et Lithuanix. . . historiam illustranlia (Rome 1861), II, 144, 148-50, i5o-i. Cf. Palacky, 3oo-i2; Bachmann, /. c, 585-6.

a. Bachmann., /. c„ 58q, 5oJ ; Palacky, 337-40; Hoefler, /. c. ; Cureus, Gentis Silesiat Annales (Wittenberg 1571), 170.

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