Idace, Chron., XXXI
dom Vaissete ', d'Hérules venus implorer le secours d'Euric contre les Francs. Un texte de Cassiodore nous apprend, en effet, que les Hérules, les Varnes, les Thuringiens furent protégés par le roi des Wisigoths contre les Francs 2 ; et Sidoine mentionne des traités conclus entre Euric et les populations des bords du Wahal : « Barbaris ad Vachalim trementibus 3 . »
Quant aux relations d'Euric avec les Ostrogoths, en lutte k ce moment avec les Huns, et ses négociations avec le roi des Perses, Perozès 4 , on ne les connaît que par les allusions de Sidoine Apollinaire.
Mais ce qui ressort bien clairement du texte de Sidoine, c'est la grande place tenue par Euric en Occident. Entre la chute de l'empire et le développement de la puissance des Francs et des Ostrogoths, le royaume wisigothique est au premier rang des royaumes barbares, par son étendue comme par sa puissance. La cour d'Euric, qui se tient, tantôt à Toulouse, tantôt à Bordeaux 5 , tantôt à Arles 6 , devient le rendez-vous des ambassadeurs de toutes les nations occidentales, et le maître est si affairé que Sidoine doit attendre deux mois une audience. Cour magnifique, et qui force l'admiration du prélat bien qu'il se soit refusé à écrire une histoire des Wisigoths, comme le lui demandait le ministre Léon 7 . Car le roi aime les lettres, et à sa cour de Bordeaux, se rencontrent des poètes et des rhéteurs comme le ministre Léon 8 , ou comme Lampridius 9 . Bien que Toulouse reste en droit la capitale du royaume 10 , cependant, Euric habite Arles, pendant ses dernières années, peut-être afin de mieux montrer qu'il entend succéder dans les Gaules à l'empire. C'est à Arles qu'il meurt, de mort naturelle ll > en 485, preuve évidente de la stabilité de son royaume I2 .
Les domaines occupés par les Wisigoths à la mort d'Euric sont très considérables. En Gaule, ils ne s'étendent pas au delà de la Loire : au moment où Clovis entreprit de marcher contre les Francs, les Armo-