‹ etudes d'histoire et de critique dramatiquesChapitre 4 sur 22 · Voy. G. d'HcvUi, Journal intime de la Comédie-Française y · texte numérisé non relu

Voy. G. d'HcvUi, Journal intime de la Comédie-Française y

gone, représentée en 1844 à TOdéon. MM. Meurice et Vacquerie l'avaient faite au moment où TAllemagne s'était donné la fête académique d'une tragédie grecque mise en scène d'après des travaux d'érudition sur le théâtre antique. L'Odéon avait profité des recherches de Berlin, le Théâtre-Français imitait à peu près la mise en scène del'Odéon* ».

La pièce quitta donc l'affiche au bout de peu de temps', car, aux raisons particulières du médiocre succès que l'on vient de voir, s'ajoutaient des raisons générales : la Comédie-Française recueillait alors plus d'honneur que d'argent, avec des tentatives qui lui vaudraient aujourd'hui l'un et l'autre en abondance, et, malgré l'état florissant de la haute littérature dramatique, malgré de nombreuses et d'excellentes représentations du répertoire, le grand public n'avait pas encore été ramené à elle par le contre-coup d'événements tragiques, et la société élégante s'amusait trop facilement pour s'intéresser par mode à celte littérature.

Successeur de M. Edouard Thierry, Emile Perrin profita très habilement d'un courant nouveau d'opinion et de goûts. Ancien directeur de l'Opéra, il avait amené avec lui, rue Richelieu, sa clientèle de la rue Le

t. Les décors étaient de MM. Rubé et Chaperon, qui firent beaucoup mieux, comme on va le voir, en 1881. 11 convient de constater, du reste, que les deux artistes n*ont pas seulement suivi, mais qu'ils ont provoqué eux-mêmes, les progrès de la décoration théâtrale vers Texactitude et le sens pittoresque.

2. Après quinze représentations, avec une moyenne de recettes d'environ 1600 francs par soirée (Registres de la Comédie-Française). Une reprise au mois d'août 1861 dut être arrêtée après neuf représentations,, qui donnèrent une moyenne de 529 francs. Le public préférait /e Pied de mouton, que l'on jouait à ce moment-là ; aussi Paul de Saint-Victor disait-il avec colère : « Les dieux s'en vont et les clowns arrivent ! La tragédie expirante reçoit le coup du Pied de moulonr> {la Presse, 12 août 1861).

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Peletier; il avait hérilé d*ane troupe excellente, fortifiée par lui de recrues de premier ordre ; il était habile et heureux. 11 avait donc procuré à la Comédie-Française un publie beaucoup plus étendu, et toutes ses tentatives en profitaient. Le 9 août 1881, il reprenait VŒdipe roi de Jules Lacroix. II comptait sur un grand succès, et il avait raison. Juste assez discutée pour exciter la curiosité publique, cette reprise fut un des plus beaux spectacles et des plus fructueux de son administration : après dix ans, son action sur le public n'est pas encore épuisée*. En effet, outre que les temps avaient bien changé et que toute tentative d'art élevé trouvait désormais un public disposé à l'accueillir, la donnée initiale de la pièce n'était plus pour exciter au même degré la répugnance des spectateurs ou même des spectatrices : le temps des audaces était venu et la société polie commençait à les accepter toutes. Desservie par la mise en scène ordinaire et l'interprétation médiocre de 1858, la pièce paraissait en 1881 dans des conditions bien différentes.

Emile Perrin avait été peintre et directeur de l'Opéra; bon juge de la littérature dramatique, c'était un metteur en scène de premier ordre, et il était encore plus artiste que lettré. Toutes les fois qu'il montait à nouveau une œuvre classique ou de sujet ancien, il renouvelait décors et costumes avec un goût d'exactitude archéologique qu'il avait toujours exercé, mais que le public commençait à partager avec lui, un souci de la beauté pittoresque où se retrouvait le peintre, un goût de la richesse et de l'éclat, dont il avait pris l'habitude dans le drame lyrique. Il ne pouvait donc plus se con-

1. Depuis 1861 ju&qu*en août 1890, Œdipe roi a été joué soixante fois, avec une moyenne de recettes d'environ 4000 francs (Kc^^istrcs de la Comédie-Française).

tenter de cette représentation conventionnelle de Tantiquilé, en usage depuis David et Talma, qui habillait et encadrait uniformément deux civilisations très différentes avec les souvenirs confus de la Rome impériale*. L'archéologie précisée fournissait à Emile Perrin des documents nombreux sur la Grèce héroïque; il s'en servit avec le sentiment de la mesure et de l'élégance qui était un de ses principaux mérites, et un goût d'éclectisme très .libre, car il n'y a jamais eu et il n'y aura jamais de vérité complète au théâtre ; au demeurant, il réussit à produire sur le public une impression neuve et forte. Sous sa direction, M. Théophile Thomas dessina des costumes et MM. Rubé et Chaperon peignirent des décors très beaux les uns et les autres, mais où il y avait quelque fantaisie et beaucoup d'anachronismes, comme ils sont les premiers à le déclarer'.

1. Voy., sur cette antiquité de convention, un travail déjà ancien, mais plein de vues justes, et dans lequel il y aurait encore beaucoup à profiter, le Costume au théâtre, par Emile Lamé, dans la revue le Présent du 15 octobre 1857. M. H. Taine l'avait déjà signalé comme « très fin et très neuf» dans son étude sur Racine, écrite en 1858 et insérée dans des Nouveaux Essais de critique et (Tltistoire. J'ai réimprimé ce travail, devenu très rare, dans la Revue d'art dramatique du 1*' octobre 1886, avec une note sur l'auteur.

2. M. Thomas et M. Chaperon me communiquent, chacun en ce qui le concerne, les renseignements suivants. Pour les costumes, le dessinateur s'éclaira des conseils de M. Heuzey, l'éminent professeur de l'École des beaux-arts ; l'ouvrage de N.-X. Willemin {Choix de costumes civils et militaires des peuples de l'antiquité, 1798) lui fournit les coupes de vêtements, et le musée du Louvre beaucoup d'indications sur la disposition et la couleur des étoffes. Pour les décors, l'ouvrage de J. Gailhabaud {Monuments anciens et modernes, 1839-1850) et le Louvre donnèrent les indications principales; le petit temple placé à gauche du spectateur est le portique du tombeau deTalmissus (Asie Mineure); le palais d'OEdipe reproduit la colonnade de Paestum, qui appartient à l'architecture grecque dorique; la belle toile de fond ne vise nullement à reproduire la topographie de Thèbes et a été imaginée par le peintre. La

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Un professeur d'archéologie grecque me disait à ce sujet : « Le directeur qui aurait le courage de restituer cette époque préhistorique, contemporaine de Minos et de Thésée, devrait aller voir au Polytechnikon d'Athènes la collection de Mycènes ; il devrait copier les diadèmes d'or couverts de rosaces et de fleurs étoilées, les sceptres à pommeau de cristal, les épées incrustées d'or pâle et d'électron, où se déroulent des sujets égyptiens; il devrait semer les vêtements de parade de ces rondelles d'or estampées, qu'on trouve dans les tombes de Mycènes, et, cela fait, il risquerait tout bonnement de révolter son public, qui n'aime, et pour cause, que le grec de convention. En général, nos costumes et nos décors antiques mêlent au petit bonheur le v® et le .IV* siècle; cela répond à l'idée que le public se fait, en gros, de l'antiquité grecque; de même pour l'archéologie romaine. Pourtant, il y a, dans Œdipe roi, un progrès relatif, et, ce qui importe, ses costumes et ses décors sont très agréables à regarder ». Il n'est pas sûr qu'à cette heure un public de théâtre répugnât autant que le croit mon savant collègue à une scrupuleuse restitution de l'antiquité; je crois même qu'elle pourrait être tentée avec succès, comme le prouve la Théodora de M. Victorien Sardou, qui dut beaucoup à un effort de ce genre. Quoi qu'il en soit, le spectacle que donnait aux yeux la mise en scène A' Œdipe roi était à la fois éclatant et sévère ; entièrement digne de Sophocle qui, lui-même, avait dû tomber dans une infinité d'erreurs archéologiques*, il secondait admirablement l'effet du

Revue des arts .décoratifs, deuxième année (1881-1882), p. 150, a pubUé un dessin, de M. Chaperon, représentant le décor 6.' Œdipe rou

1. Il est juste de remarquer, à ce propos, qu*Émile Perrin se proposait moins de reproduire l'époque approximative où aurait pu

poème, et, comme il convient dans un théâtre littéraire, le cadre faisait valoir le tableau sans empiéter sur lui. Pour ma part, dans mes souvenirs du Théâtre-Français, je ne retrouve aucune impression comparable à celle que j'éprouvai, le rideau se levant sur Œdipe roi^ à la vue de la place publique de Thèbes, présentant d'un côté le palais d'Œdipe, soutenu par des colonnes doriques, au fût peint en rouge jusqu'à mi-hauteur, de l'autre le temple d'Apollon Lycien et la statue du dieu, au fond les deux temples de Pallas. Vieillards, femmes et enfants, prosternés devant le palais et tenant des rameaux d'olivier lentement élevés et abaissés, formaient des groupes dont l'ajustement aux couleurs éclatantes ou sourdes rappelait les vases peints et dont la disposition harmonieuse s'inspirait des bas-reliefs antiques. Sur les marches du palais se tenaient des soldais à la tunique sombre, aux armes brunies, contrastant avec les étoffes brodées et les cuirasses élincelantes des chefs. Au-dessus de la scène, un ciel bas et cuivré, aux nuages lourds, un ciel de peste. Pour achever l'impression et saisir l'oreille en même temps que les yeux, avant que fussent entendus des vers pour lesquels l'interprète principal avait voulu et imposé une diction fortement l'ythmée, qui reportait l'esprit vers les temps lointains où la tragédie était une partie du culte et reproduisait la solennité lente d'une cérémonie religieuse, une musique de scène précédait, comme en 1858, les grandes scènes dialoguées et accompagnait les

se dérouler la légende d'Œdipe que celle où vivait Sophocle, c'està-dire, autant qu'on puisse le conjecturer, les costumes avec lesquels Œdipe roi put être joué au temps du poète. Il avait adopté le même parti pour Hamîetf dont l'action se passe au moyen âge et dont les costumes, à la Comédie-Française, se rapportent au temps de Shakespeare, c'est-à-dire au xvi* siècle.

chœurs, car, avec Emile Perrin, la Comédie-Française, devançant TOdéon, empruntait volontiers à TOpéra cette autre part de ses effets. On avait trouvé, lors de la création, que celte musique tenait beaucoup trop de place, mais le goût public avait changé, à ce point de vue comme à bien d'autres. Elle était de Membrée. un compositeur de talent, mort comme Jules Lacroix. Était-ce bien Taccompagnemenl qui convenait à Œdipe roi? Un peu moins encore que la traduction, car, si pour cette dernière il eût fallu un Racine, seuls Gluck ou Mozart eussent été capables d'écrire une partition digne de Sophocle. Néanmoins elle complétait heureusement l'impression générale; avec les phrases plaintives de l'ouverture, l'élan lyrique de plusieurs chœurs, — dont un, au quatrième acte, berçait comme une caresse l'agonie morale d'Œdipe et rappelait, avec la douceur des flûtes pastorales, l'origine champêtre des demi-dieux, — malgré quelques mélodies faciles et la coupe trop symétrique de plusieurs morceaux*, l'imagination se sentait vraiment transportée à Athènes. D'autant plus

1. Je consuUe sur la valeur de cette partition un musicien de grande valeur, historien hardi et sincère de son art. H me répond en toute franchise: «Membrée appartient en musique à V Ecole du bon senSf que Ponsard représente avec plus d'éclat en littérature. Venu après Meycrbecr et Halévy, il les a imités, sans tenir compte de l'évolution faite par l'art musical dans le sens symphonique. On trouve dans son œuvre des pages marquées au coin de la franchise, relevées par une certaine probité de sentiment. Mais ce n'est point un musicien créateur au point de vue mélodique, et ce n'est pas non plus un technicien habile.

a Quant au chef-d'œuvre de Sophocle, il est si grand qu'il rend l'auditeur exigeant pour le musicien. Pour réussir dans une pareille entreprise, il eût fallu un Gluck doublé d'un archéologue sachant tout ce qu'on sait aujourd'hui sur la musique des anciens. On ne sent pas chez Membrée un effort en vue d'une restauration vraisem^ àlable de la musique antique. Ce défaut, dans la contexture même de la trame musicale, ne me parait pas suffisamment racheté par l'envjergure du sentiment et par l'intensité tragique. »

qu'une reproduction relative des anciens usages dans la disposition des décors, les évolutions du chœur*, la vue de deux jeunes filles récitant la strophe et Tantistrophe, la main étendue sur le thymélé', achevaient une impression flatteuse pour les érudits, suffisante pour les lettrés, savante pour le public, très agréable pour tous^. Ce qui vaut mieux encore, l'interprétation était admi- •rable. On sait quel art scrupuleux M. Mounet-Sully apporte dans la composition de ses costumes, et quelle beauté plastique il met dans ses attitudes; c'était vraiment un roi de la Grèce héroïque qu'il offrait aux regards, avec sa barbe et ses cheveux disposés comme dans les plus anciennes statues grecques, sa longue robe brodée et son sceptre parsemé de clous d'or. A mesure que s'avançait le drame, il accusait avec une force et une gradation irrésistibles la victime du destin, luttant désespérément, enfin abattue. Au dernier acte, lors-

1. C'est une artiste énidite en chorégraphie, M"* Laure Fonta, qui se chargea d'établir toute la partie de la mise en scène relative à la mimique du chœur.

2. Il est juste de remarquer qu'un détail valait mieux dans la • mise en scène de 1858 que dans celle de 1881. Le témoin que j'ai

déjà cité m'écrit à ce sujet : « On n'avait pas manqué de placer le thymélé au milieu du théâtre. C'était au milieu du théâtre et sur les marches du thymélé qu'était assis Geffroy, avec les deux récitantes sur le haut des degrés, à sa droite et à sa gauche. C'était bien plus antique et d'un plus bel effet que l'autel placé sur le côté de la scène et les deux récitantes vues de profil. »

3. Un peintre de talent, mort depuis peu, comme J. Lacroix et Membrée, H. MazeroUe, avait exécuté une série de dessins aux trois crayons, qui suivent . scène par scène l'interprétation plastique de la pièce. Ils comptent parmi les meilleures œuvres du peintre et feront davantage pour son souvenir que de grandes compositions originales. Chargé de fournir des modèles de tapisserie à la manufacture des Gobelins, MazeroUe manquait d'élégance et de légèreté, mais il avait le sens de la décoration et la science du dessin. La suite d'Œdipe roi vient d'être publiée par les soins de la Sociélé de propagation des livres d'art^ avec la traduction de J. Lacroix, à laquelle les éditeurs ont bien voulu joindra Le présent travail.

qu'il reparaissait, les yeux morts dans leur orbite déchirée, le visage couvert de sang, les vêtements en désordre, traînant derrière lui comme un suaire les longs plis de son manteau, un frisson de terreur et de pitié parcourait la salle et il atteignait l'impression la plus douloureuse que l'art puisse produire sans sortir de la beauté et tomber dans l'horrible. On lui a reproché cet excès de réalisme : trop de sang, disait-on. Pour que la critique fût juste, il faudrait atténuer le texte que l'artiste reproduisait exactement, et ce serait dommage. Au dénouement, serrant ses deux filles dans ses bras, il fournissait à la statuaire un motif aussi émouvant et plus humain que celui du Laocoon. J'ai dit plus haut quel caractère particulier il avait imprimé à la diction de tous dans Œdipe rot; la sienne était un modèle de précision et de justesse, comme elle l'est toujours lorsqu'il ne donne pas sur les deux écueils de son talent, la recherche et l'outrance. Dans l'ensemble, la composition de ce rôle eût marqué le plus haut point de sa carrière artistique, si, quelques années après, il ne nous eût pas donné son interprétation d'Hamlet. A côté de lui, une actrice qui n'a plus rencontré pareille bonne fortune à la Comédie-Française, où elle n'a pu fournir la carrière qu'elle méritait, M"' Lerou, donnait à Jocaste une physionomie saisissante, dans laquelle ses défauts eux-mêmes avaient servi son talent : avec ses traits accentués, la pâleur de son visage sombre, sa voix profonde et sourde, admirablement costumée, elle aussi, c'était, à la fois, la femme pleine de tendresse, puis de pitié compatissante pour un mari plus jeune qu'elle, la reine toujours attristée de ses malheurs passés, la victime marquée par le destin. Au quatrième acte, lorsqu'elle fuyait la scène après la révélation suprême, elle lançait à Œdipe un : m Malheureux! >

qui était certainement un des plus beaux cris que le théâtre eût entendus. M. Dupont-Vernon rendait avec justesse la figure originale et fine de Créon;M. Silvain, réunissant dans un même rôle le récit du prêtre de Jupiter et celui de l'envoyé du palais, faisait ressortir par sa diction toute la beauté de ces deux morceaux*; les autres rôles étaient rendus par MM. Laroche et Viilain, surtout par le premier, de manière à en faire sortir le plein effet. Sous une direction où les représentations parfaites étaient la joie fréquente de Toeil, de Toreille et de Tesprit, celle d'Œdipe roi égalait ou surpassait les meilleures; son souvenir restera pour la Comédie-Française comme un titre d'honneur.

Quelques années après, au mois d'août 1888, sur une autre scène, unique en son genre comme la Comédie- Française dans le sien, car elle n'a pas de rivale au monde par son état de conservation entre les cinquante ou soixante édifices du même genre que l'antiquité nous a laissés, le principal interprète de la pièce lui assurait un nouveau triomphe, d'un caractère bien original. Une série de fêtes, organisées par les félibres et les cigaliers dans le midi de la France, comprenait une représentation à' Œdipe roi sur le théâtre romain d'Orange. A mon vif regret, je ne pus assister à cette représentation. Je ne saurais donc que rappeler les descriptions qui en ont été faites, et notamment les correspondances que M. Francisque Sarcey adressait au journal le Temps^. La re-

1. M. Jules Claretie, successeur de M. Perrin, a rétabli la division des deux rôles, conformément au texte de Sophocle. M. Hamel tient aujourd'hui celui du prêtre de Jupiter, et M. Silvain a conservé celui de l'envoyé du palais. — Je dois remercier M. J. Claretie pour la parfaite obligeance avec laquelle il a mis à ma disposition tous les renseignements qui m'étaient nécessaires dans le présent travail.

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