EusEB. H. E. vu
ET DE TlIKOLOGIE POSITIVE. 137
en Orient contre leNovatianisme : Antioche, Césarée, Jérusalem, Tyr, Laodicée, la Cilicie, la Cappadoce, le Pont, la Bitliynie, la Mésopotamie, TArabit', au témoignage de Denys d'Alexandrie, ne partagèrent pas les hésitations de Fabios K
De même, il se rencontra dans les Eglises les éléments d'un schisme, que toutes les intrigues des partisans de Novatien n'auraient pas réussi à provoquer, s'il n'avait trouvé sa raison d'être dans un puritanisme latent. Ces éléments formèrent des Églises organisées, chacune avec un évêque, un clergé, des édifices, des cimetières; et ces Églises durèrent. Kn 326, une loi de Constantin leur reconnaît une existence légale. En 412 seulement, saint Cyrille est assez fort pour les fermer à Alexandrie; en 422, le pape Célestin prend la même mesure à Rome; mais à Constantinople, les Novatiens maintiennent longtemps encore leur culte, leur clergé, et surtout leur prestige qui est grand dans la haute société. L'extension des Eglises novatiennes dans le monde romain a été extrême : au v* siècle, on en trouve encore en Afri([ue, en Egypte, en Italie, en Espagne, dans les Gaules, dans les diverses provinces de l'Asie Mineure, particulièrement en Cappadoce, dans le Pont, en Bithyr.ie et en Phrygie. Sur la lin du vi" siècle, Euloge d'Alexandrie écrit contre les Novatiens un gros traité de controverse. Au siècle et au v*, ils font figure de vieux catholi- (ues : ils ne se laissent pénétrer ni par les hérésie3 dissidentes, ni par les développements catholiques, arianisme ne les entame pas, mais ils refusent obs-