‹ Etudes d'histoire et de théologie positive (volume 2)Chapitre 86 sur 118 · Ibid. I, 18. Cf. Rom. xvi · texte numérisé non relu

Ibid. I, 18. Cf. Rom. xvi

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manuel du didascalo, de celui qui « sait loyalom^'i t dispenser la parole de vérité et n'imite pas Hyménéos et Pliilétos, dont Tenseig-nement est une gangrène » (il, 15-17). Pas une expression qui témoigne que le« fidèles forment quelque association ou soient gouvcr nés par une hiérarchie : Tapôtre entend parler à mots couverts (ii, 7); mais pas même à mots couverts il ne parle de presbytres, ni d'évêques, et le mot de diaconie est pris par lui dans son sens le plus littéraire (i, 18; IV, 5 et 11). La fonction que seule il a en vue est l'instruction, la ôiSaaxaXa.

Dans Tautre épître à Timothée, le mystère dont s'entourait l'auteur se dissipe soudain. Les temps sont meilleurs, la tranquillité semble maintenant acquise. Que l'on prie pour tous les hommes, pour les rois, pour tous ceux qui sont en haut, afm que nous menions une vie paisible et tranquille dans la piét< et dans la pureté (ii, 2). Les termes s'éclaircissent aussi. Le mot d'ekklesia est prononcé et pris au sens de collège^. Le presbyterium apparaît. Le mot de Siaxovoç, au sens non plus littéraire, mais hiérarchique, apparaît et prévaut. Même, l'épître énumère les qualités que devra posséder le diacre : il passera par un examen d'épreuve ou docimasie, avant d'être appelé à ce service; il devra n'avoir été marié qu'une fois, savoir bien gouverner ses enfants et sa propre maison, être honnête et droit, point sujet à boire, point attaché au gain sordide (m, 8-13). La communauté compte des esclaves, des pauvres, des riches; les pauvres ne doivent pas s'imaginer que la religion est un moyen de vivre (vi, 5); les riches ont pour de-

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