‹ Etudes d'histoire et de théologie positive (volume 2)Chapitre 93 sur 118 · p. L. XXn, 119i et suiv · texte numérisé non relu

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de saint Paul, des Actes des Apôtres, etc., pour montrer que, au temps des apôtres, le presbytérat dans une mAme église était plural, et qu'à ce presbytérat plural était dévolue rtTrKDco::/'. Dans ce presbytérat plural, l'élection créa une présidence: « Qnod autem postea uniis electus est qui céleris praeponeretnr, in schisniatis remedium factum est, ne unusquisque ad se trahens Christi ecclesiam runiperet. »

Jérôme, on le voit, afTirme plus que la synonymie primitive des termes presbytres et episcopes : il affirme l'identité d'ordre, et fait de l'inégalité de juridiction la création d'une sorte de contrat ecclésiastique. A l'appui de cette affirmation, qui n'est fondée encore que sur l'interprétation par lui donnée aux textes du Nouveau Testament, il produit un fait :

« Nam et Alexandriae^ a Marco euangelista usque ad Heraclam et Dionysiiun episcopos^ presbytère semper uniun ex se electuni, in excelsiori gradii collocatum, episcopum nominabanty quomodo si exercitus imperatorem faciat, aut diaconi eligant de se queni industriiim noverint^ et archidiaconum vocent ^ , »

1. M. Conybeare a rappelé à ce propos {Hibbert Journal, 1. 1, 1^>02 p. 601) que WordsworlU était très impressionné « that in the canons of Hippohtus the cliarismatic ordination of bisliop and presbyter is one and the same form. This was also tiie case in the arraenian church, of which the earliest mss. ofthe euchologion hâve no sepalate rite ofordaining a bishop. » Voici le texte du 4* des canons d'Hippolyte : « Wenn ein Presbyter ordinirt wird. so geschehe beim ihm ganz, wie beim Bischofe geschehen ist, mit Ausnahme des Wortes « Bischof ». Der Bischof ist dem Presbyter in ieder Beziehung gleich. abgesehen von dem Throne und der Ordination, we'd ienera keine Macht zu ordinieren gegeben ist. » W. Riedel, Kirchenrechtsquetlen des Patriar chats Alexandrien (Leipzig 1900), p. 203. A noter que la Didascalia apostolorum parle longuement des devoirs des episcopes el des diacres, et ne dit rien des prêtres.

Jérnmo ajoute une raison tliéologique qui, à sesyeux, établit ridentité d'ordre : « Quid enini facit excepta ordinntione episcopiis quod presbytcr non facial? » (a'IIc raison semble bien être une raison d'école : on la retrouve exprimée dans les mêmes termes par saint Jean Chrysostome '. Mais rafïirmation qui tient l'épiscopat pour une charge détachée du presbytérat est une affirmation propre à saint Jérôme.

Or cette allirmation de l'épîtrc à Evangelus n'est pas une aflirniation occasionnelle : nous la retrouvons dans le commentaire sur Tépître à Tite (antérieur à 392) : « ïdeni est presbyter qui et episcopus, et antequam diaholi instinctu studia in religione fièrent... comnuini preshyterorum concilio ecclesiac gubernabantiir. Postqiiani i>ero unusquisque eos qiios baptizawerat su os pu ta bat esse, non Christ i, in toto orbe decretum est ut unus de presbyteris electus superponeretur ceteris , ad quem omnis ccclcsiae cura pertineret et schismatuni seniina toUcrentur ^, »

Kn rapprochant les afTirmations de l'épîtreà Evangehis des aflirmations du commentaire sur Tite, on peut exprimer ainsi la théorie de saint Jérôme : — 1® Le presbytérat est le sacerdoce chrétien primitif : à l'origine presbytres et épiscopes sont termes synonymes et fonctions identiques : chaque église est gouvernée par un collège de presbytres. — 2'' Plus lard, pour couper court à des éventualités de schismes, on décréta de désigner en chaque église par voie d'élection un presbytre qui serait préposé aux autres : CQ fut l'évéque. — 3° La seule distinction qui existe

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