‹ Études d'histoire et de théologie positive (volume 3)Chapitre 15 sur 46 · EDSEB.ir.£.V. I · texte numérisé non relu

EDSEB.ir.£.V. I

1. U faut prendre scrupule usemeat garde de voulnir Ryatématiecr en une dDculne liomogène les eupresalons auccekiivea d'une doctrine qui n'est pus (lnêc, It semble indubitable que les martyrs de tyoo remetlenl le pÉcLfi même par la verlu de la prière qu'il» adressent A Dieu : ...iiù^sv^b laSàncp ï/U^tK d téXcio; [lôfTuc KJpil, |i^ oir.ffîï nÛTûîî 1^ i(iapiiïv tiûtvjv (v, î, K).., itollà Itcpl aùtâv i%yi>nitji S^XfiUii vfh: lov naiipu. ïw^iV jir,aavTS, xnt ISuxtv a^ntiti t\i xaS auviiupiaavTO Ta[( irtnaiov (T). Kous verrons plus loin la critique fallu par saint Cjprien «le ce pouvoir d'iiitcrres-

3. Od a cru laagtenipsquerëfr'qne «iséparTertullieDéla]! — soit un ËTèi|ue de Csr(liage(Orsi, Horce]ii,Gieseler),— soltpluâBénernleinent le pape Zéphyrin.On déduisaltcelte dernière idenliflratloD de la chronologie communément reçue des cruvres de Tertullleii. Les PhilaaophQumena, dont la di^couverte est de IBGO, ont permis à De Rossi d'atlriliuer sûrementà Calliste l'acte a tlaqué parTertullien.fiuIfein'no. 11)60, p. se. Roma Sotterranea, t. )I |I8G7), p. 901. L'opinion de Du " li estaujourd'lml onanlmeinent re^ue (HarnacIt.Fiml^, NGIdecben, """■ "o,Botiïs, elc.)-

quel se trouve cODstituer ainsi un des monienls capitaux de l'évolution de la doctrine pénitentielle.

J'apprends, dit Tertullien, qu'un Mit vient d'être publié par l'évêque de Rome. L'ironie éclate dès ces premiers mots, car il n'y avait que les magistrats ou l'empereur à publier des édiis. C'est, poursuit Tertullien, un édit aussi souverain qu'un édit d'empereur, il ne comporte ni interprétation, ni appel : » ediclum..., et quidem pereoiptorium », Puis parodiant le protocole des édits impériaux, Tertullien imagine les litres les plus solennels, les plus inusités alors, pour en accabler l'évêque de Rome: « Ponttfex Maximus, çuod est episcopiis episcoporum, edicit... » Et continuant la parodie, il ramasse toutrédil en une formule : u Ego et moechiae et fornicationis delivta paenitentia functis dimillo '. v

C'est une caricature qui veut pousser au grotesque la décision rendue par Callisle. Elle est de la même ironie outrancière que la question que pose immédiatement Tertullien : 0"ù peut-on bien, demande-t-il, afficlier un pareil édit, sinon sur les portes des maisons de débauche? Tertullien entend traiter Callisle avec ce mépris insultant, mais aussi avec une rigueur de juriste. 11 prend un à un tous les considérants dont Callisle molive sa décision, il les rétorque avec une abondance enragée. Et comme il les presse dans leurs expressions mêmes, on a pu essayer de restituer le texle, ou des lambeaux du leste de Calliste.

L'objet principal de l'édit de Callisle parait exactement exprimé dans cette proposition, telle que la donne Tertullien : « AdUmi quidem peccatoribus, vcl

1 maxime carne pollatia cominunicalioncni, sed ad praesens, restîtuendam scilicel ex paenUenliae ambitu, secundiim illain clementiam Dei quae mavuU peccalorispaenitentianiquammortein» (xviii. 12).En d'autres termes, Calliste a en vue un des trois pécliés réservés, le péché d'adultère ou de fornicatiim . Tandis que pour ce péché la règle veut que le délinquant soit exclu de la communivatio, — ou, cumme dit TertuUien (xviii, 2), de }a communicalio ncclesiastica ', c'est-à-dire de la réunion des (îdèles et de la participation aux saints mystères, — et tandis que la rêgk' veut que cette exclusion soit perpétuelle, Calliste prononce contre le délinquant l'exclusion de la communicatio ecclesiasU'ca, mais l'exclusion temporaire, <• sed ad praesens ». Et il suit de là que le pécheur, lorsqu'il aura accompli sa pénitence, sera réintégré dans la communicalio eccîesiaaiica, tandis que la règle était qu'il n'y fût jamais réintégré, selon que l'exprime Terlullien : « Disciplina apostolornm... itbique de ecclesia eradical omne sacrilegium pudicitiae, sine restiUUionis menlione » [xx, 1). Le pouvoir, en vertu duquel Calliste prononce la restitution du pécheur, est celui que les théologiens appelleront plus tard le pouvoir des clés,

Nous avons à reprendre chacun de ces points de doctrine.

1. Soi le aetuile ce mot, voyez Oe pudidl. m, G; ini, 10. m xv, s, li; xnii, 9. Rapprochez Je ■ De eccletia expelHlur t de vii, U. et le ■ timitem timinia • de i, ai, et le ■ pra foribta • de m, a. Dam le De paenii. vu, (0 : < CollofavU l'n vestibulo paenilfntiam lecundam, • VApolagel, 39: • ...Si 'IuIk iladelilt

■legcti'r

ËTL'DES D'HISTOIRE

l'remièremenl, la pénitence de l'aduUèpc sera lem-

I poraire.

Callislc fait valoir en faveur de celte indulgence

f que Dieu, très bon, met la miséricorde au-dessus du sacrifice ; qu'il veut muins la inorl du pécheur que sa repentance ; qu'il veut le aalut de tous les hommes, surtout des fidèles (ii, 1)'. Calliste s'appuie parabole de la hrebis égarée que le Seigneur chi

' elle et qu'il rapporte sur ses épaules (vu, 1); sur parabole de la drachme qui s'est perdue dans la son, c'est-à-dire dans l'Église, et qui est retrouvéQj la lumière de la lanterne, c'est-à-dire du Verbe Dieu (vil, 10). 11 insiste sur la parabole de reDft prodigue : le lîls aîné est la figure du peuple ji mais le fils prodigue est le chrétien, qui, ayant de Dieu le Père la fortune du baptême, s'en esl loin du Père, a vécu comme un païen, s'est mis service du prince de ce siècle, a été mis par lui à garde des pourceaux ; puis il esl revenu vers son P» et alors il a recouvré sa tunitjue d'autrefois, c'est dire le revêtement de l'Esprit saint, el son anneau, c'est-à-dire le sceau du baptême : » Récupérât cestem

I priorem, indunientum Spiritus sancti, et annulant

\,deniio aignaculuni lavacri n (ix, 9-11). CalHste fa^

[.état de ce que le Sauveur a permis à la

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