‹ Études d'histoire et de théologie positive (volume 3)Chapitre 21 sur 46 · De puiiicil. avui, 17, ^H · texte numérisé non relu

De puiiicil. avui, 17, ^H

ET DE TllliOLOGlE POSITIVE. 113

véhémentes eu revendiquant pour l'Église le droit de remettre une des fautes que l'on voulait réserver à Dieu; et Tertullicn n'avait pas manqué de lui objecter que, s'il absolvait l'adultère, il devait absoudre l'apostat, croyant par là le mettre en face d'une conséquence inacceptable : « Qaaevunqiie auctoritaa, giiaeciinque ratio nioecho et fornicatori pacem ecclesiasticam reddlt, eadeni debebit et homicidae et idololatrae paenitentibus siibvenire, certe negatori et ittigiie illi quem in praelio confessionis tormentis coUuctatumsaevitia detecit*, a Saint Cyprien, sur ce point, abonde dans le sens de Calliste et ne se préoccupe pas de s'en justifier devant ses contemporains, comme si toute opposition avait cessé.

Mais saint Cyprien dépasse Calliste sur la question de l'intercession des martyrs. Celte intercession était reconnue par saint Irénée et par Callisle, qui semblent n'avoir pas douté de son efficacité auprès de Dieu. Saint Cyprien au contraire n'admet pas que celte intercession dispense un failli de la procédure normale, savoir de l'exomologcse et de l'imposition des mains. Il condamne les prêtres qui ont réconcilié les faillis sans condition, sur le vu du bUlet de communion délivré par les martyrs, « ... vontra euangelii legem, anle actam paenitentiam, ante exomologesim gravisaimi atqtte extreni delictifactam, antemanum ab episcopo et ciero in paenitentiam impositam^i. La prudence qui veut qu'en matière de salut nous soyons

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