I.Ehi
nom de ce failli, mais il est clair que Sérapion n' pas eu à son dernier momcnl l'imposition des mai du prêtre : son péché a été cependant tenu pour pié, et l'eucliarislie lui a été administrée comme gaj de celte expiation.
On est donc, en 250, bien divisé sur le traitement des lapsi en danger de mort : à Carthage, on leur impose les mains, on les communie, ils sont tenus pour absous par Dieu; à Alexandrie, on les communie, ils sont tenus pour absous par Dieu; à Romi on les communie, sans préjuger la sentence de Dieu. Mais, et ceci est le point capilal, ni à Carthage, ni à Alexandrie, ni à Rome, on n'abandonne les lapsi.
A Rome, on vent que, en dehors du péril immédiat de mort, les lapsi fournissent une longue épreuve pénitentielle. On témoigne être beaucoup plus si pris qu'à Carthage de l'insistance des lapsi : on comprend pas qu'ils soient si pressants, < tam ui genler », après une faute si énorme, o tam inf et immenso crimine « , non pas à solliciter, mais bi< à s'attribuer la paix, comme si elle leur était déjà quise dans les cieux.
Les Romains n'admettent pas que les martyrs aii le pouvoir d'accorder la paix aux faillis. Ils y voiei une prétention contraire à l'Evangile. Ils en font critique rigoureuse, pénétrante et bien plus direcl que ne faisait Cyprien à Carthage. Du moment, disent-ils, que les martyrs renvoient les lapsi à l'évêque, c'est donc qu'ils n'ont point le pouvoir de leur rendre eux-mêmes la communion. « Dum ad episco- \pum illos remittunt... consiilendiim pulaverunt; et \dam mis non ipsi communicant, euangelicae legis \ illibataiii sinceritatem cuslodiendain iudrcacerunt
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ET DE TUBOLOGIK POSITIVE. lia
(xxxvi, 2), Calliste avait, trente ans plus lot, reconnu aux martyrs le pouvoir de relever l'adultère de son péché. Les Romains semblent avoir oublié celte prérogative, ils s'expriment comme si les martyrs n'en avaient aucune. Manifestement, une réaction s'est produite à Rome qui a supprimé les dispositions transitoires, concernant les martyrs, édictées par Calliste ' .
I rom
persécution prit fin, Le 5 mars 251, le clergé roinaiii donna un successeur à Fabien, le pape Cornélius. Peu après Pâques, qui tombait le 23 mars, Cyprien rentra à Car tliage, et, dans les premiers jours d'avril, ouvrit le concile de la province d'Afrique.
Les actes de ce concile n'existent plus, mais on connaît, grâce à la correspondance de saint Cyprien, les décisions prises, particulièrement celles qui concernèrent les faillis. On sait que les évoques présents étaient en grand nombre ; que l'on discuta les arguments scripturaires qui pouvaient être produits pour et contre, sur la question ; que les évêqaes mirent du temps à tomber d'accord; mais que, tout bien pesé, et considérant la miséricorde et la bonté de Dieu, l'assemblée se résolut pour une décision tempérée, modérée^.
i. Voyez VEpi»lut. m, où Celeriniis, un confesseur romaip. ileniiDdc à Lacisn, conresseur carthaginuls. un l>i[lat de cominuiiion poor àeax RomainCB qui à Home ua6me onl sicriQé. Dans fEiiislal.
xxK, t, Hovallen marque qns les coaTosseurs romain
s OQt repoussé
isi^lplinae pro-
talernol el illklUa petilionra al) ccclesiae pudore rev
carunt. . cr. E.
W. Bbbsihi, CypTimi (Londres 18881, p. 11».