De Riusi, Bomn ai
Si, Liber ponlif.X. I,
1^ ËTL'DES D'UISTOIHE ^^^^^
IIS exclue. Il est souverain i la réserve qui avait iu-
lerdit aux adultères d'ea bénificiera été levée au temps
do Calliste; la ri-serve qui excluait encore les lapsi
est, de m^me, en principe et en fait, lovée au lemps
de Cornélius. La procédure qui condilionne l'exercice
u pouvoir épiscopal des clés apparaît dans ses actes
LinctB : la conversion ou pénitence, rexomologèse,
iposîtion des mains. Ce geste, qui réconcilie en
niiêre instance le pécheur et lui rend la cominuni-
utio ecclesiastica, apparaît très nettement Tormé ' :
1 est le geste de l'évëque; mais, sauf les cas de
nort prochaine du pécheur, tout le presbylerium y
est associé, comme il convient à un acte solennel du
l'Église, à un acte aussi solennel que le baptême.
1. CeiDémageMeeEliuaîquépoiiilarécancUItlIoil ilcs hfrétîiiuei: • [ËDsebiuB] taie liaereticos Imenit la urbe noms, quoa ad minuni liïipositianls[i<i:]rei:ODciliavil.< Liber panH. I,p.\ttt. CF. la noie <le
PEXITENCIEI
ÎT l'ENlTENTS
iiècle)
Un fait ressort clairement Je l'enquête que noua . avons poursuivie, c'est que le ministre ordinaire de \ la pénitence est jusqu'ici l'évi-que. Ce fait ne sur- 1 prendra personne, si l'on veut bien se rappeler que l'évâque, au ii'' siècle commo au*iii°, est en / chaque Église le sacerdoK par excellence et quasi/ unique. Le mot sacerdos, qui plus tard, à dater du VI* siècle, a été appliqué aux preshijteri, a été d'abord le synonyme d evéque et ne désigna longtemps que l'évéque. Le baptême est une fonction épiscopale, et, au témoignage de Tertullien, il n'est jamais administré par un prêtre ou par un diacre sans la délégation de l'évéque : " Dandi qnidein [baptisnium\hubetiussummnssacerdosquicstepiscopux, dekinc presbi/teriet diaconi, non ta/iieii sine episcopl auctoritate, propler Ecclesiae honorem. " L'eucharistie est pareillement une fonction épiscopale, et il fut un temps où saiis l'évéque on ne devait pas plus célébrer leudiarislie que le baptême : « Valida etichnrisUa habeatur illa , giiaesiib episcopo peragicur, nib eo cni ipse concesserît, » Ainsi s'exprimait
I ist siib eo
ETL'DrS HISTOIRE
SELDl Ignace, A Itome, au début du iv' siècle, quand un prêtre célèbre la messe en dehors de la présence de 1 t-vfque, il mêle aux espèces qu'il consacre une portion de pain consacré antérieurement par l'évêque, n utoblationesex consecratuepiscopi dirigerenliir' ». Si les pouvoirs H tnrgitpies sont ainsi conce^ti'L'S dans les mains de l'évèque, il n'en saurait (dler autrement du pouvoir des clés.
Cette constatation faite et ce jalon posé, nous nous demanderons à quelle époque et dans quelles conditions de simples prêtres ont été associés au ministère proprement épiscopal du pouvoir des clés. La question a une importance grande, parce que, dans In transition do l'ancienne discipline à la discipline des pénitentiels, la création des ppiïtres pénitenciers détermine l'évolution.
Nous avions abordé cette question déjà dans un mémoire publié en 1894; nous la reprenons ici plus a fond, et sans qu'il soit besoin de noter les corrections que nous apportons à notre étude d'il y a buil
/ Un premier fait à constater est que, à Rome, à la fin du v" siècle, il existait auprès de certaines basiliques des prêtres chargés des personnes qui sollicitaient le baptême et de celles qui sollicitaient la pénitence. On lit, en eifct, dans la notice du pape Simplicius (468-483) , au Liber pontificalis, que ce pape institua dans les trois basiliques de Saint-Pierre, de Saint-Paul et de Saint-Laurent, un rôle grâce a»-'