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1» KTL'UtS D'HISTUIBE
prcsbytorUim comme aux apdlres de Jésus-Christ. Les diacres ne sont pas des serviteurs pour le boire et la mangt-T, ils swnl les serviteurs de l'Église de Dieu '. — Ignace écrit à 1' ■ Église qui est à Philadelphie d'Asie ï que Jésus-Christ estuue éternelle et pure joie si nous sommes un avec l'évèque et avec les presbylres et les diacres qui sont avec l'évèque. Quiconque est du parti de Dieu est avec l'évèque, H n'y a qu'un autel, comme il n'y a qu'un êvéque avec le presbyloriuni el les diacres. Attachez-vous à l'évèque, au presbyterium et aux diacres *. — De Troas, il salue l'évoque, le presbyterium, les diacres et tous les fidèles qui sont à SmjTne. Suivez tous l'évèque comme Jésus-Christ suit son Père, et le presbyterium comme vous suivriez les apôtres; révérez les diacres, Làoii est le Christ Jésus, là est l'Eglise catholique : là donc où se montre l'évèque, là doit se rencontrer la multitude '. — A Polycarpe, = évèque tic l'Eglise des Smyrniotes », il recommande d'être tout à ses devoirs d' êvéque ; de ne négliger pas les veuves, dont, après le Seigneur, il est la Providence; de veiller à ce que rien ne se fasse sans lui ; de connaître tous les fidèles par leur nom; de ne dédaigner pas les esclaves. Si quelqu'un veut se mettre au-dessus de l'évoque, il est corrompu *.
Nous voici dans cette Asie si riche en Églises, Nous pénétrons dans les plus considérables de ces chrétientés, Smyrnc et Éphèse, et dans de plushum-
ï. PMlarUlp/i. B. 4,7. \o\ez nolammeot 1 : 8^ euniKanipiOV lûc tfî 3. Smi/rn. a et li.
ET Dli THEOLOGIE POSITIVE. 22',i
bles aussi, Tralles, Magnésie, Pliiladulphie. Les épîtres ignatiennes révèlent Vétroile solidarité qui unit ces communautés entre elles. Visites, épîtres, courriers, tout sert à rendre les communications incessantes. Ignace remercie l'évêque de Smyrne d'avoir pris soin de « l'Église qui est à Antioche de Syrie « ; il lui demande pourtant davantage, que Ton assemble le ouuëoijliov ou conseil des chrétiens de Smyrne, et qu'un fidèle soit désigné qui puisse être appelé le courrier do Dieu (OEoSpo'tJioç), — Ignace aime ces raretés d'expression ; — le courrier ira en Syrie \ porteur de lettres de l'évêque des Smyrniot«s aux \autres Églises, car Ignace n'a pu écrire à toutes à \cauae de la rapidité de son départ de Troas '. Nous possédons ainsi une lettre de l'évêque de Smyrne Po- ,'lycarpe à l'Eglise de Philippes en Macédoine. Entre I ces diverses chrétientés de la province d'Asie il y a homogénéité de constitution : les fldéles, dont l'as- ;' semblée est capable de former une sorte de comice ' délibérant, un trufiêoùXiov, pour élire ne sorait-ce qu'un simple courrier, sont gouvernés par une hiérarchie à trois termes, les diacres, les presbylres, l'évêque. Les presbytres forment une sorte de comité, le presbyterium. L'évêque est le chef unique, absolu, aussi bien des fidèles que des diacres ou du presbyterium, chef si absolu et si nécessaire, que quiconque agit soit contre lui, soit en dehors de lui, est un membre corrompu, séparé de l'unité immaculée.
Ces institutions hiérarchiques sont-elles particulières aux Églises de la province d'Asie, auxquelles écrit saint Ignace? Certains critiques, en effet, vou-