V.-a. ll*Ms»Y, The Church ia Ihe
Il Empii-e (LoiidrcB IBM),
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k constituer la sodalUas, et à rendre les réunioas anle liicem tout autant illégales? De plus, les chrétiens interrogés sont des apostats : ils ont tout abandonné du christianisme, et non point uniquement les agapes prétendues. Nous croyons donc retrouver dans cette nourriture innocente l'eucharistie, et rien des agapes.
Voici une difliculté plus forte pour les partisans des agapes : saint Justin dans sa première apologie décrit les réunions chrétiennes : il plaide l'innocence des chrétiens en révélant tout le secret de leurs réunions, et il ne dit pas un seul mot de l'agape. Saint Justin, qui expose toute fa liturgie de l'eucharistie, aurait-il dissimulé l'usage des repas en commun?... Apparemment, suggère M. Keating, on y avait renoncé par suite de la prohibition des sodalicia !
Le silence de saint Irénée est plus surprenant encore : « Pas une mention, pas une allusion », avoue M. Keating désolé. 11 se console avecTépître à Diognète, mais à la faveur d'un contre sens. Car l'épitre à Diognète développe [v, 1-7) cette pensée que les chrétiens sont des citoyens semblables aujc autres citoyens de la cité, avec en tout une différence essentielle. « Ils se marient comme tout le monde, maisilsneconnaissenlpaslesavortements criminels : ils ont une table commune, non l'alcôve*, u Ce qui revient à dire : ils mangent avec tout le monde. Ici encore l'agape disparaît.
Au surplus, fût-elle plus reconnaissahle, il ne faudrait pas oublier que l'épitre à Diognète est on«