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L'agape. cependant n'a ici rien de liturffiqiie, aucune connexion avec l'eucliaristie. Elle est une charité, une distribution, inspirée par la parole de l'Evangile : n Quand tu feras un festin, invite les pauvres » {Luc, xiv, 13). Le mot même de l'Evangile est donné comme synonyme... Aii-nr,» ^-co-.àojiiv ètç i xûpioç (n»ojiose. C'est une forme très spéciale de la charité, puisque l'on invite seulement à cette agape les vieilles femmes secourues par la charité officielle de l'Eglise. Forme plus spéciale encore, cette distribution faite aux vieilles femmes est une distribution sur laquelle une part est prise pour le clergé. L'évèque, d'abord, alors même qu'il ne serait pas présent au repas des vieilles femmes ', a droit à une part ou prémice. Puis les diacres ont droit à une part double de celle de chaque vieille femme. Autant pour les prêtres. Les lecteurs, les chantres, les portiers, chacun une part. Tel est le devoir des laïques *.
Nous voici en présence d'une institution très particulière, que nous n'avons rencontrée ni chez les Latins, ni à Constantinople, et dont la mention qu'en font les Constitutions apostoliques atteste qu'elle est en vigueur en Syrie vers le troisième quart du iv° siècle.
Elle est même plus ancienne, car les six premiers livres des Constitutions apostoliques sont une adaptation de cette Dîdascalie des apôtres du m' siècle qui nous est parvenue traduite da grec en syriaque et aussi en latin. Or, soit dans la version syriaque soit dans la version latine, se retrouve la description